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Gasquet, mûr pour Nadal
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Publié 13/05/2011 à 14:10 GMT+2
Richard Gasquet a confirmé son exploit de la veille face à Roger Federer. Le Français s'est qualifié pour les demi-finales à Rome malgré un Tomas Berdych puissant et déterminé, 4-6, 6-2, 6-4. Le Français retrouvera Rafael Nadal, vainqueur face à Cilic, qu'il n'a jamais battu en huit rencontres.
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Richard Gasquet lâche un revers long de ligne. La balle de match s'écrase sur la ligne loin de Tomas Berdych. Ce geste, c'est celui d'un joueur retrouvé, celui d'un joueur qui ne cède pas. Quatre ans après Bercy 2007, le Français atteint pour la cinquième fois le dernier carré d'un Masters 1000. En 2007, il était dans le top 10. Cette année à Rome, sous l'oeil amusé de son entraîneur Ricardo Piatti, il prouve qu'il peut retrouver ce niveau-là. Dans ce précieux dernier carré, après deux formidables batailles face à Roger Federer et Tomas Berdych, il va affronter Rafael Nadal. Dès les premiers échanges de la partie, Richard Gasquet a proposé un jeu dense, loin des tentatives désarticulées de l'an passé, face au même joueur à Monte-Carlo (6-2, 6-0 pour le Tchèque). Il a joué cependant trop court pour et trop en rythme pour repousser Tomas. Son grand adversaire en a profité et s'est appuyé sur toutes ses balles. A 4-5, le set a basculé sans qu'il ait été possible de contester le léger avantage de Berdych dans l'échange.
Gasquet varie plus
Le Gasquet version 2011 a plus d'un tour dans sa raquette. Dès l'entame du deuxième set, le N.16 mondial a cherché à varier ses frappes. Il a arrondi plus ses coups droits, il a "cassé" les échanges de quelques accélérations, et surtout il a cherché à bousculer son rival dans la profondeur. Amorties bien senties, et jeu long ont fini de déséquilibrer Berdych. Et comme la première balle de Gasquet est restée d'une constance remarquable (70% à peu près à chaque manche), il a pris l'ascendant (avec un break d'entrée et un autre défendu vaillamment). Berdych sait frapper fort des deux côtés. Il sait difficilement changer de tactique. C'est ce qui a fait la différence ce vendredi. Quand Gasquet sortait des lifts violents de sa raquette, Berdych tentait vainement de reprendre du terrain vers l'avant. Une fois au filet, le Tchèque a commis trop d'erreurs pour s'imposer.
Le troisième set, formidable d'intensité, a donné la mesure de ce que Gasquet dégage aujourd'hui sur un court : celui d'un joueur qui peut aller chercher un grand nombre de solutions. A 3-2 dans la dernière manche, service à suivre, le Français a été repris par la patrouille. A 4-3, service, il allait résister à une série d'échanges sans concession. Deux balles de break sauvées dans ce set, et pour la deuxième fois consécutive, il s'impose en perdant le premier set 4-6. Le voilà maintenant face à Nadal. Celui qu'il impressionnait dans les catégories juniors. Celui qu'il n'a jamais battu chez les pros, en huit rencontres.
Nadal assuré de rester N.1 à Paris
Samedi, il retrouvera Rafael Nadal, qui a certainement rassuré Toni. L'oncle, inquiet de voir son protégé arriver fiévreux sur le court devant Feliciano Lopez, lui avait conseillé de ne pas jouer. "Si on tire sur un corps fragilisé, le risque de casser est plus grand. Et comme Roland-Garros approche..." Nadal décide de jouer et de se battre. Comme en 2003 et en 2004 où il s'était blessé avant les Internationaux de Paris. Lopez a donc vu passer le N.1 mondial comme une fusée. Nous disons bien N.1 mondial, car, quel que soit le résultat du tournoi, il est désormais assuré de garder son classement à Roland-Garros. Ce vendredi, idem pour Marin Cilic, qui refait progressivement surface après un début de saison très laborieux.
Nadal s'est senti "bien mieux aujourd'hui (vendredi), je pouvais bouger plus vite, jouer plus agressif, monter au filet..." Le match s'étant bien déroulé, il n'a "pas eu besoin de pousser (ses) limites". L'Espagnol a admis avoir "cogité, car je n'ai jamais de blessure musculaire, sauf quand j'ai de la fièvre, ça m'était arrivé par exemple avant un match de Coupe Davis contre la Suisse, ou à Doha avant l'Open d'Australie." Cilic a tenu tête au roi de la terre battue dans la deuxième manche mais ne s'est pas procuré la moindre balle de break de toute la partie. Le Croate n'a pu rééditer son exploit sur dur de la demi-finale à Pékin, en 2009, où il avait dominé Nadal 6-1, 6-3. Nadal, assuré de rester N.1 mondial à Roland-Garros avec cette présence en demi-finales, s'attend "à un match difficile, demain (samedi), il faudra jouer un peu mieux qu'aujourd'hui", mais il est "content de (ses) progrès de jour en jour ici."
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