Clément/Llodra déçus

Déçus par leur fin de compétition olympique en double messieurs, Arnaud Clément et Michaël Llodra ont accusé le coup en conférence de presse. Les Français, favoris pour glaner une médaille comme Arnaud Di Pasquale à Sydney et Amélie Mauresmo à Athènes, on

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Crédit: Eurosport

PEKIN 2008 DOUBLE MESSIEURS - Finale
Bryan BRYAN / Mike BRYAN (USA) battent Michaël LLODRA / Arnaud CLEMENT (FRA) 3-6, 6-3, 6-4
Vous étiez venus pour le titre. Finalement, vous échouez au pied du podium. C'est très dur...
Arnaud Clément : Bien entendu. L'objectif n'est pas atteint (long soupir). On est tous les deux très touchés, très affectés. On savait que ce ne serait pas facile. Ca ne l'a pas été. On a eu beaucoup d'occasions hier. Quelques-unes aujourd'hui. Je ne sais pas quoi dire. C'est comme ça. C'est dur, c'est cruel. C'est notre sport, c'est le tennis, ce sont les Jeux Olympiques. Dans toutes les disciplines, il y a un quatrième. Et le quatrième est forcément plus frustré que le dixième ou le vingtième. Là, cette année, en double, les quatrièmes, c'est nous.
On vous sent très affectés...
Arnaud Clément : C'est l'une des défaites les plus dures que j'ai eu à subir de toute ma carrière. C'est bien plus dur qu'en Grand Chelem. Des Grand Chelem, il y en a quatre par an, et on a toujours l'occasion de se refaire quelques semaines ou quelques mois après.
C'était difficile d'enchaîner après votre match incroyable de la veille contre les Suédois Aspelin et Johansson en demi-finale ?
Arnaud Clément : Non. Au niveau de l'intensité, on était là. Simplement, on a joué les Bryan. C'est une grande équipe. Ca ne s'est pas joué à grand-chose (soupir). C'est le double. Même si les occasions étaient un peu moins franches qu'hier, nous avons eu des petites ouvertures par-ci par-là. Eux, ils ont su saisir le peu d'occasions qu'ils ont eues.
Michaël, comme Arnaud vous semblez très touché moralement...
Michaël Llodra : Oui, c'est sûr. Comme le disait Arnaud, on est très touchés par la défaite. On était venus ici pour faire quelque chose de grand. Essayer de ramener une médaille. Malheureusement, on échoue tout près du but. C'est très dur.
Comment expliquez-vous votre défaite ? Est-ce les conséquences du match d'hier ? Ou les Bryan étaient-ils tout simplement trop fort ?
Michaël Llodra : C'est un tout. Hier, on est passés très près. Aujourd'hui, on n'est pas passés très loin non plus… C'est la dure réalité du sport. J'ai du mal à trouver les mots pour décrire notre déception, notre frustration.
Vous avez comme beaucoup d'athlètes été pris par ce rêve olympique. Vous l'avez vu de près...
Michaël Llodra : Oui, de très près. Hier, on n'est pas passés loin… A deux points près. Aujourd'hui encore, tout s'est joué à quelques points près.
Vous verra-t-on à Londres en 2012 ?
Michaël Llodra : Aujourd'hui je n'ai pas envie de penser aux Jeux Olympiques de 2012. Pour l'instant, on est en 2008. On vient simplement de perdre notre match pour la médaille de bronze, et j'ai du mal à comprendre ce qui se passe. C'est dur.
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