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"Impatient d'y être"
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Publié 18/08/2009 à 13:15 GMT+2
Roger Federer étrenne en ce mois d'août sa double vie de numéro un mondial et de jeune père de famille. Visiblement épanoui, le Suisse poursuit à Cincinnati sa préparation pour l'US Open, dont il est quintuple tenant du titre. Il se dit impatient de revenir à New York.
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Est-il important pour vous de bien figurer à Cincinnati dans l'optique de l'US Open?
Roger FEDERER : Ce serait bien, mais ce n'est pas capital non plus. Ce tournoi a souvent été rempli de pièges pour moi: soit j'ai gagné (2007, 2005) soit j'ai perdu tôt (il n'a jamais dépassé le 3e tour les autres années). J'espère que c'est une année où je vais aller au bout. J'ai le sentiment que mon jeu est là pour faire un bon résultat mais j'ai aussi l'impression que j'ai encore des ajustements à faire pour être à l'aise sur dur. L'US Open l'an passé a vraiment été un tournant de ma saison après avoir eu du mal sur la tournée nord-américaine et aux JO à Pékin. Alors je suis vraiment impatient d'être à New York, les fans m'avaient vraiment aidé à inverser la tendance en 2008.
Comment se passe la paternité ? Arrivez-vous à dormir un peu?
R.F. : Je dors suffisamment, mieux que ce à quoi je m'attendais. Les choses ont changé mais dans le bon sens. J'adore ma vie d'aujourd'hui. Je suis heureux que Mirka, Myla et Charlene soient avec moi pendant cette tournée. Ma vie est vraiment sympa en dehors des courts. Il y a quelque temps, j'ai demandé à Tiger (NDLR: Woods) comment ça se passait pour lui, il m'a dit: C'est dur de concilier les deux, mais ce n'est pas impossible, tu vas adorer. Je pense que ça va être comme ça pour moi aussi.
On dit que vous êtes le plus grand joueur de l'histoire. Vous pensez à ça parfois ?
R.F. : Ce qui a été incroyable, c'est l'enchaînement Roland-Garros /Wimbledon. J'aurais bien aimé avoir une pause un peu plus longue entre les deux pour plus savourer le titre à Paris (le seul Grand Chelem qui lui manquait). Mais c'est comme ça. Wimbledon était un rêve, je n'aurais pas pu souhaiter mieux. Et ensuite je suis devenu papa à mon grand plaisir. Pour être honnête, je n'ai pas trop réfléchi à tout ce que j'ai accompli. Ce n'est pas comme si je me baladais dans les rues de Londres en pensant je suis le plus grand de tous les temps... C'est surtout le fait d'être devenu papa que j'avais dans la tête ces dernières semaines.
Pour combien de temps pensez-vous être capable de rester le meilleur ?
R.F. : Aussi longtemps que possible. J'aimerais rester au top et gagner le plus de tournois possibles jusqu'à la fin de ma carrière, même si être sur le Tour peut être difficile parfois avec tous les voyages, spécialement après 10-12 ans de carrière. Mais j'aime être sur le circuit, voyager, sinon je serais déjà chez moi en Suisse à prendre du bon temps. J'aime jouer devant des publics nombreux, je trouve que le circuit masculin est dans une période excitante en ce moment et je ne veux pas manquer ça.
Andy Murray est désormais votre dauphin. Le voyez-vous comme une menace directe?
R.F. : Je crois qu'il s'est annoncé l'année dernière en gagnant ici à Cincinnati puis en arrivant en finale de l'US Open. Depuis, il a eu de très bons résultats, notamment sur dur, il a remporté beaucoup de tournois, alors ce n'est pas franchement une surprise de le voir aussi bien classé. Il fait partie de ceux qui peuvent gagner les grands tournois.
Que pensez-vous du retour de Nadal?
R.F. : C'est bien que Rafa revienne, ça rend la compétition plus intense, plus intéressante. On sait tous que s'il est descendu à la troisième place aujourd'hui, c'est à cause de sa blessure. Il n'a pas pu défendre ses chances dernièrement. Andy (NDLR: Murray) et moi en avons profité. Mais il est de retour et tout le monde a l'air en bonne santé maintenant et ça promet pour la fin de saison. Je suis sûr que Rafa va rebondir très vite s'il est en forme.
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