Nadal : "Si on veut éviter un tableau comme ça, il faut être mieux classé"

Eurosport sur Google

MASTERS 1000 INDIAN WELLS – Nous y voilà. Le dernier quart du tableau a déjà perdu Del Potro et A. Zverev et, pourtant, il offre deux blockbusters en huitièmes de finale : Djokovic-Kyrgios et Federer-Nadal. Les deux vainqueurs s'affronteront simplement pour une place dans le dernier carré. Mais comme le rappelle Nadal, à lui et Federer de faire en sorte que ce type de parcours ne se reproduise plu

Eurosport

Crédit: Eurosport

Quoi qu'il advienne dimanche au bout de cette édition 2017, la grande histoire de ces dix jours à Indian Wells restera sans aucun doute l'extravagant dernier quart de tableau du tournoi masculin. Une densité hallucinante. Les organisateurs auraient voulu le faire exprès qu'ils n'auraient peut-être pas osé aller si loin dans la concentration des palmarès et des talents. Pour la première fois de leurs carrière, Novak Djokovic, Rafael Nadal et Roger Federer se retrouvent ainsi dans le même quart de tableau et, comme si cela ne suffisait pas, ils ont dû aussi composer (enfin, surtout Djokovic) avec Juan Martin Del Potro ou encore Nick Kyrgios.
C'est tout simplement le quart de tableau le plus extravagant de l'histoire. En Californie, cette semaine, on l'appelle "le groupe de la mort", en référence à ceux que l'on voit parfois dans les phases finales de Coupe du monde en football. Et c'est vrai que, juste pour aller en demi-finale, c'est un vrai parcours du combattant. Prenez Djokovic. Vainqueur de Kyle Edmund au premier tour, puis de Juan Martin Del Potro, il doit désormais se farcir Kyrgios en huitièmes puis Federer ou Nadal en quarts. Pour le Suisse et l'Espagnol, il faudra peut-être enchainer leur 36e duel avec un choc contre le Serbe.

Nadal : "Heureusement, ça n'arrive pas toutes les semaines"

Dans le même temps, Stan Wawrinka aura affronté Paolo Lorenzi, Philipp Kohlschreiber et le voilà en huitièmes de finale face à… Yoshihito Nishioka, l'invité surprise. "C'est compliqué de se dire que, même si nous jouons tous très bien, un seul parmi nous va réussir à aller en demi-finale, constate Rafael Nadal. Heureusement, ça n'arrive pas toutes les semaines. Mais il y a une part de malchance, oui." Et l'Espagnol de rappeler une évidence : il ne tient qu'à lui, et qu'à Federer, de rendre ce type de scénario plus improbable dans les mois à venir : "Si on veut éviter un tableau comme ça, il n'y a qu'une chose à faire, c'est être mieux classé".
A l'Open d'Australie, déjà, alors que Federer n'était que tête de série numéro 17, nous aurions tout à fait pu avoir un Nadal-Federer dès les 16es de finale, puisque l'Espagnol était tête de série numéro 9. C'est finalement Tomas Berdych (N.10) qui avait été le malheureux élu. Le cas extrême d'Indian Wells a toutefois de bonnes chances de se raréfier, en tout cas à moyen terme. Car Federer et Nadal occupant les deux premières places du classement ATP Race, et le Suisse n'ayant que très peu de points à défendre dans les prochains mois, on devrait le voir assez rapidement se rapprocher du Top 5. Seuls deux des trois monstres pourraient alors se retrouver dans un même quart. Le risque pourrait se maintenir à Miami, si Federer ne réintègre pas le Top 8, mais sans doute pas au-delà.

Impossible de se projeter

D'une manière générale, les joueurs n'aiment pas trop se projeter très loin après un tirage au sort. Les potentiels chocs lointain dans le tableau, c'est bon pour titiller les fans ou les journalistes. Pas pour eux. Et c'est évidemment encore plus vrai pour un Djokovic, un Nadal ou un Federer cette semaine en Californie. "Franchement, quand vous devez affronter Juan Martin Del Potro dès les 16es de finale, vous n'avez pas le luxe de vous poser et d'envisager ce qui vous attend derrière", avait ainsi lancé Djokovic avant de croiser l'Argentin.
Même débarrassé du colosse de Tandil, et même s'il n'est plus qu'à une marche de retrouvailles avec Federer ou Nadal, ce qui serait une première depuis un moment (janvier 2016 pour le Suisse, mai 2016 pour l'Espagnol), le Djoker peut difficilement l'envisager sereinement à ce stade puisque, après Del Potro, voilà Nick Kyrgios sur sa route.
"Pour nous, relativise quand même un Federer en mode fataliste, ce n'est jamais une bonne nouvelle de nous retrouver face à des joueurs aussi forts si tôt dans le tournoi. Mais pour les fans, c'est super, ça leur fait de bons matches". Même si, en contrepartie, le dernier carré risque d'être un peu chiche en fortes têtes, surtout après l'élimination d'Andy Murray à l'autre bout du tableau qui, pour le coup, semble aussi être à l'autre bout du monde en termes de difficulté.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité