Murray en pleine crise

Andy Murray traverse une période difficile. Après deux défaites rapides à Indian Wells et Miami, le Britannique, N.4 mondial, n'a remporté que... 3 jeux à Monte-Carlo face à l'Allemand Philipp Kohlschreiber (6-2, 6-1). A croire que la perte de la finale de l'Open d'Australie n'a pas été digérée...

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Crédit: Eurosport

Echecs à répétition, défaites fracassantes, problèmes personnels: Andy Murray, qui a gagné trois... jeux mercredi au Masters 1000 de Monte Carlo, traverse la plus grave crise de sa carrière. Alors que Rafael Nadal et Novak Djokovic, les deux autres poids lourds à faire leur entrée, revenaient au vestiaire avec une victoire de routine, leur rival écossais faisait vraiment peine à voir à son arrivée sous la douche.
Visage fermé et l'oeil encore plus noir que d'habitude, il pouvait se tenir l'arrière de son short après avoir pris une belle fessée (6-2, 6-1) des mains de Philipp Kohlschreiber, en à peine plus d'une heure. Certes l'Allemand, talentueux 33e mondial et tombeur de Djokovic au dernier Roland-Garros, n'est pas l'adversaire idéal pour un premier match sur terre battue. Mais cela ne suffit pas pour expliquer le score "anormal", comme l'a qualifié Nadal, d'une partie dans laquelle Murray aura tout fait de travers.
Une combinaison de plein de facteurs, sur et en dehors du court
"C'est la première fois depuis des années que le court me paraissait aussi petit", a-t-il commenté. Un mauvais jour ça arrive. Le problème, c'est que Murray les accumule ces temps-ci avec des éliminations au deuxième tour à Dubaï, en quarts de finale à Indian Wells et dès son entrée en lice à Miami. Rayonnant en janvier, il se traîne comme un zombie depuis sa défaite en finale de l'Open d'Australie. "Mes deux derniers tournois ont été juste mauvais. Mais je dois faire en sorte de ne pas paniquer. Tout le monde peut traverser une telle période. Il faut que je retrouver ma régularité de l'année dernière", a-t-il assuré mercredi, refusant de s'épancher davantage.
Il avait été plus explicite avant le tournoi pour décrire son état d'esprit du moment. "C'est une combinaison de plein de facteurs, sur et en dehors du court, qui font que je n'étais pas vraiment moi-même ces derniers temps. Je ne m'amusais plus sur le court. C'est la première fois que ça m'arrive sur le circuit", a-t-il raconté lundi, assurant toutefois se sentir "bien mieux". Cela ne s'est pas vu mercredi et Murray a visiblement du mal à se concentrer sur son tennis. Confronté à des remous dans sa vie privée, l'Ecossais a également dû encaisser son lot de critiques après l'humiliante défaite de la Grande-Bretagne contre la Lituanie début mars en Coupe Davis.
Avant de démissionner, le capitaine John Loyd lui a publiquement reproché son manque d'implication, Murray n'ayant pas pris part à la rencontre. Tous ces épisodes l'ont perturbé, reconnaît-il. Pour se refaire une santé, il a ainsi demandé à la dernière minute une wild-card pour Monte-Carlo où il fut demi-finaliste en 2009. La tentative s'est soldée par un échec retentissant et offre un contraste saisissant avec la belle santé de ses principaux rivaux, à commencer par Nadal, impitoyable face au Néerlandais Thiemo De Bakker (6-1, 6-0).
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