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Masters 1000 Toronto - Jo-Wilfried Tsonga bat Roger Federer en finale (7-5, 7-6)

Jusqu'au bout, Tsonga aura été le boss à Toronto

Le 10/08/2014 à 23:01Mis à jour Le 11/08/2014 à 00:38

Enorme Jo-Wilfried Tsonga. Le Français a décroché le deuxième Masters 1000 de sa carrière, en battant Roger Federer en finale à Toronto (7-5, 7-6).

Il y a des matches qui comptent plus que d'autres dans une carrière. Des semaines, aussi, que l'on n'oublie pas. Jo-Wilfried Tsonga se souviendra longtemps, très longtemps, de ces quelques jours passés à Toronto. Pratiquant un tennis exceptionnel, le Manceau a parachevé de façon magistrale sa campagne dans l'Ontario, en battant dimanche Roger Federer en finale (7-5, 7-6). Lui qui n'avait plus gagné le moindre titre depuis 18 mois revient ainsi de façon éclatante sur le devant de la scène, en s'offrant le deuxième Masters 1000 de sa carrière, près de six ans après celui acquis à Bercy.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce titre, comme cette finale, Tsonga ne les a pas volés. Le meilleur joueur de la semaine a soulevé le trophée dans l'Ontario. Le meilleur joueur de la finale, aussi. Roger Federer, comme Novak Djokovic, Andy Murray et Grigor Dimitrov avant lui, a subi la loi du Français. Une fois encore, JWT s'est montré impérial sur son service. Certes, comme face à Dimitrov la veille, son pourcentage de premières balles a laissé à désirer (50% sur le match), mais derrière celle-ci, il n'a laissé que des miettes à Federer en remportant 94% des points sur son premier service. Monstrueux.

Dominé, Federer a vendangé

D'une tranquillité permanente sur sa mise en jeu, Tsonga n'a pas eu à écarter une seule balle de break du match. Mais il a aussi, globalement, dominé les débats à l'échange. Agressif, puissant, il a commis deux fois moins de fautes que son adversaire (18-37). Si le premier set a été accroché, Jo a sauté sur sa première opportunité, dans le douzième et dernier jeu de ce premier acte. Après quoi le Sarthois a encore accru son emprise sur la rencontre. Federer, en difficulté quasiment sur tous ses jeux de service dans le second set, a sauvé six balles de break, dont une sous forme de balle de match à 5-4.

C'est peut-être là que Tsonga a été le plus remarquable, dans sa faculté à ne jamais se laisser gagner par la frustration. Après chaque break raté, il a répondu en remportant sa mise en jeu sereinement, facilement. Et dans le jeu décisif, le bras de fer a logiquement tourné à son avantage. En réussissant le mini-break à 3-3, il avait fait le plus dur. Une seule balle de match lui a suffi. Après, le temps du bonheur a commencé. C'est sans aucun doute le plus beau titre (synonyme au passage de retour dans le Top 10) de sa carrière. Plus fort, encore, que Bercy en 2008. C'était alors le sacre de l'insouciance. Cette semaine, c'était bien plus que cela. Et ça va compter pour lui, à n'en pas douter.

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