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Tsonga, mauvais perdant ?

Tsonga, mauvais perdant ?
Par Eurosport

Le 29/03/2012 à 10:12Mis à jour Le 29/03/2012 à 10:30

Eliminé par Rafael Nadal, Jo-Wilfried Tsonga n'a pas du tout apprécié le comportement du juge de chaise lors du quart du Masters de Miami. Selon le Français, battu en trois sets (2-6, 7-5, 4-6), l'arbitre n'a pas été à la hauteur, notamment sur les balles litigieuses de l'Espagnol. Ambiance.

Jo-Wilfried Tsonga a été éliminé en quart de finale à Miami par Rafael Nadal au terme de trois sets disputés. Jusque-là, rien d'anormal. En revanche, le Français n'a pas du tout apprécié le déroulement de la partie et s'est plaint plusieurs fois auprès du juge de ligne. La raison ? JWT a estimé que ce dernier fermait les yeux sur des balles litigieuses de l'Espagnol.

Tsonga a commencé à s'énerver juste après la perte de son service à 4-4 dans le troisième set. Le Français a alors pris à parti le juge de chaise lors du changement de côté en accusant l'Argentin Damian Steiner de ne pas oser juger faute des balles de Nadal et de ne pas utiliser ses facultés de contredire un juge de ligne ("overrule"). "Je me suis plaint parce que durant tout le match, j'ai dû "challenger" (demander le recours à l'arbitrage vidéo) et que j'ai très souvent eu raison, a expliqué Tsonga en conférence de presse. Il n'a jamais pris l'initiative (de déjuger). C'est tout le temps pareil. Si la balle est vraiment près de la ligne, il ne va jamais dire qu'elle est faute contre Rafa. Mais contre moi, oui. Parce que si Rafa ne l'aime plus, il n'arbitrera plus des finales ou des demi-finales. Parfois ce n'est pas juste."

Nadal : " Jo a juste sur un point"

Imago

De son côté, Nadal a tenté de relativiser comprenant, parfois, la "frustration dans ces situations". L'Espagnol précise : "C'est vrai qu'avec l'arbitrage vidéo, les juges de chaise déjugent moins souvent qu'avant. Je l'ai déjà dit cent fois. Mais ce n'est pas parce que c'est moi en face de lui. Cela m'est déjà arrivé plein de fois (ndlr: il cite alors un exemple à l'Open d'Australie contre Tomas Berdych). C'est quelque chose de général avec les arbitres aujourd'hui qui pensent qu'ils ont moins de pression avec l'arbitrage vidéo. Ils ne prennent pas le risque de déjuger en sachant qu'il y a la vidéo (qui peut leur donner tort)." Et de conclure : "Jo a juste sur un point mais il a faux sur l'autre".

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