Reuters

Serena, une championne à part

Serena, une championne à part
Par Eurosport

Le 30/01/2009 à 17:00Mis à jour

Serena Williams jouera sa 4e finale de l'Open d'Australie face à Dinara Safina, samedi. Si l'enjeu est également de reconquérir le rang de N.1 mondiale, c'est le cadet des soucis pour l'Américaine qui ne veut qu'une chose : remporter son dixième titre du

Eurosport Player: Regardez jusqu'à 16 courts en LIVE

Voir sur Eurosport

Après des années de blessures (principalement au genou gauche), de remises en question et d'errance au fond du classement WTA (140e mondiale en juillet 2006), Serena Williams semble désormais décidée à rester au plus haut niveau. Mais pour combien de temps ? Samedi, elle jouera la finale de l'Open d'Australie pour la 4e fois de sa carrière, afin de décrocher un 4e trophée à Melbourne et retrouver la place de N.1 mondiale. Ce qui la mettrait au même niveau d'excellence que les Evonne Goolagong, Steffi Graf et Monica Seles, pour ne prendre que les quadruples championnes australiennes de l'ère Open. Un juste retour des choses pour celle qui décrocherait son dixième titre majeur, et qui reste à ce jour la seule joueuse encore en activité du circuit à s'être imposée sur les quatre tournois du Grand Chelem, en simple comme en double.

Mais promue reine de la WTA à 20 ans en août 2002, l'Américaine est aussi connue pour être la reine de l'irrégularité. Hésitante entre une carrière d'actrice et de joueuse professionnelle, Serena Williams s'est remise dans le droit chemin en 2007, avec le gain de son 8e titre du Grand Chelem à l'Open d'Australie. Remotivée malgré elle par la réussite de sa soeur Venus qu'elle idôlatre, elle s'est redonné une hygiène de vie exemplaire. Finies les grasses matinées, Finies les sorties tardives en soirée VIP. Finies les dépenses excessives. Dépassant les 22 millions de dollars de gain sur un court, record absolu pour une joueuse de tennis, elle s'est pourtant remise au travail sérieusement et a vu le fruit de ses efforts récompensé de façon inespérée, le circuit WTA n'ayant plus de joueuse capable d'écraser le circuit depuis le départ de Justine Henin en mai 2008... à part elle. Mais depuis son succès à l'US Open 2008, son 32e titre WTA en carrière, l'Américaine peine à dominer.

Seule joueuse en activité à avoir réalisé un Grand Chelem en simple et double

Car il faut savoir une chose : quand Serena veut quelque chose, elle l'obtient. A côté de Jelena Jankovic, N.1 mondiale de transition et toujours sans titre de Grand Chelem en poche, Serena fait figure de réussite à la fois insolente et extraordinaire. Il lui a fallu cinq ans pour retrouver le sommet de la hiérarchie mondiale, période pendant laquelle elle a tout de même gagné deux de ses neuf titres majeurs contre toute attente. C'était à l'Open d'Australie en 2005 et 2007 contre les terreurs de l'époque : Lindsay Davenport, aujourd'hui en congé maternité, et Maria Sharapova, blessée à l'épaule droite depuis plusieurs mois.

N.1, la cerise sur le gâteau

En cas de victoire à Melbourne, elle entamerait donc sa 62e semaine au top. Après avoir été N.1 un peu plus d'un an sans discontinuité, Serena est restée 21 jours dans le fauteuil de leader après l'US Open. Période qui s'est écourtée en raison d'une blessure à la cheville gauche qui l'a tenue écarter des courts pendant quasiment toute la fin de saison : elle n'a disputé qu'un match à Stuttgart (défaite au 2e tour face à Na Li) et deux en WTA Championships, Masters féminin expédié à Doha en phase de poule. Ce qui l'a faite rétrograder à la 2e place mondiale, derrière la Serbe Jelena Jankovic.

. SERENA WILLIAMS en CHIFFRES

0 : Le nombre de set perdu pendant Wimbledon 2002, l'US Open 2002 et 2008 ;

2 : Le nombre de titres olympiques gagnés en double dames avec sa soeur Venus (2000 et 2008) ;

3 : Le nombre de victoires à l'US Open (1999-2002-2008), record égalé avec l'Open d'Australie (2003-2005-2007) ;

4 : La série de victoires consécutives dans les tournois majeurs (entre 2002 et 2003) ;

5 : Le nombre d'années entre deux règnes au plus haut niveau mondial (août 2003 - septembre 2008), soit la plus longue attente de l'ère Open, devant Chris Evert (3 ans : 1982-1985) ;

8 : Le nombre de tournois du Grand Chelem remportés avec sa soeur Venus (Open d'Australie 2001, 2003 et 2009, Roland-Garros 1999, Wimbledon 2000, 2002 et 2008 et US Open 1999)

9 : Le nombre de titres en Grand Chelem dans toute sa carrière (Open d'Australie 2003-2005-2007, Roland-Garros 2002, Wimbledon 2002-2003, US Open 1999-2002-2008) pour trois finales disputées (US Open 2001, Wimbledon 2004-2008). Serena est la 8e joueuse (ex aequo avec Maureen Connolly et Monica Seles) la plus titrée en Grand Chelem de l'histoire. La première est l'Australienne Margaret Court-Smith (24), devant l'Allemande Steffi Graf (22) et l'Américaine Helen Wills (19) ;

15 : Le nombre de demi-finales disputées en Grand Chelem, 25 quarts de finale ;

17 : L'âge où elle remporte son premier Grand Chelem (US Open 1999) ;

20 : L'âge à laquelle elle a atteint la première place mondiale pour la première fois (20 ans, 9 mois et 12 jours) ;

32 : Le nombre de trophées récoltés en carrière depuis 1999 ;

61 : Le nombre de semaines passées au plus haut rang mondial (dont 57 consécutives entre juillet 2002 et août 2003).

22 725 475 : Les dollars que Serena Williams a remportés en gain, juste sur un court de tennis. C'est le plus fort total de toute l'histoire du tennis chez les dames. Une fortune débutée il y 14 ans au Québec quand elle a touché son premier chèque de 240 dollars...

0
0