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Murray-Djokovic : Les insoumis

Murray-Djokovic : Les insoumis
Par Eurosport

Le 26/01/2011 à 16:51Mis à jour Le 26/01/2011 à 19:55

La défaite de Rafael Nadal en quarts de finale de l'Open d'Australie pourrait ne pas profiter qu'à Roger Federer, tenant du titre. Et si Andy Murray et Novak Djokovic étaient en fait les futurs finalistes à Melbourne ?

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La rivalité Nadal-Federer est paradoxale. Elle irrigue le tennis professionnel, notamment par le biais des fans qui aiment en découdre (violemment) sur les forums, mais elle ne vit plus, ou presque, sur les courts dans la mesure où les deux champions ne se sont plus affrontés en Grand Chelem depuis exactement deux ans. En 2010, ils n’ont eu rendez-vous que deux fois, en finale à Madrid et au Masters de Londres.

Après la chute de Rafael Nadal contre David Ferrer, nous voilà obligés d’attendre à nouveau, au moins jusqu’au Masters Series d’Indian Wells, mais surtout jusqu’à Roland-Garros, pour espérer les revoir face-à-face dans une grande circonstance.

Au cours des deux dernières années, seuls deux hommes ont réussi à contrarier leur illustre duo aux deux premières places mondiales : Novak Djokovic et Andy Murray, devenus n°2 au classement ATP l’espace de quelques semaines, avant de devoir rentrer dans le rang. Nés tous les deux en 1987, à quelques jours d’intervalle, Djokovic et Murray ont été les empêcheurs de gagner en rond les plus constants de Nadal et de Federer qui ont remporté, rappelons-le, 21 des 23 derniers titres majeurs. Djokovic, vainqueur de l’Open d’Australie en 2008, et Del Potro, consacré à l’US Open en 2009, ont été les deux uniques exceptions à la règle de cette double domination sans partage sachant que l’Argentin, gravement blessé au poignet, a été un fugace challenger.

Un prolongement "logique"

Lors de cet Open d’Australie, Djokovic et Murray ont une chance d’enfoncer un coin pour de bon dans cette hégémonie en parvenant tous les deux en finale. Si David Ferrer a facilité, en principe, le travail d’Andy Murray, il reste à Novak Djokovic la charge de vaincre Roger Federer. Federer domine son tête-à-tête face à Djokovic (13-6), mais Djokovic a déjà battu Federer deux fois dans le Grand Chelem (Open d’Australie 2008, US Open 2010).

Car une finale Djokovic-Murray serait, après tout, le prolongement « logique » de tous leurs efforts résolus pour contrarier l’ordre établi. Ce serait aussi l’occasion de combler un vide. Le Serbe et l’Ecossais se sont croisés huit fois sur un court (la dernière fois, c’était il y a près de deux ans), mais jamais lors d’un tournoi du Grand Chelem.

Face à Nadal et Federer, contrairement à Djokovic et Murray, nombre de joueurs partent battus d’avance. Phénomène plus ou moins inconscient aperçu lors du quart de finale de cet Open d’Australie entre Roger Federer et Stanislas Wawrinka. Après avoir craché des flammes contre Gaël Monfils et Andy Roddick, Wawrinka s’est transformé en petit garçon face à Federer.

Djokovic veut "passer aux actes"

Rares sont ceux qui estiment qu’ils peuvent vraiment signer l’exploit. Depuis qu’ils sont arrivés sur le circuit, Djokovic et Murray ont toujours eu cette particularité d’afficher leurs ambitions et de ne jamais être révérends face au duo magique, quitte à passer parfois pour arrogants. Mais le dire (qu’on peut gagner), c’est aussi le faire, au moins en partie, dirait n’importe quel psychologue du sport. "Je ne peux pas me comparer à lui (Federer), a reconnu Novak Djokovic après son succès sur Tomas Berdych. Bien évidemment qu’il est le favori, comme Nadal, à chaque tournoi qu’il dispute. Pour gagner, j’ai l’obligation d’être confiant, d’avoir la bonne attitude. C’est la seule manière d’avoir une chance contre Rafa et Roger. Ce n’est pas suffisant de vouloir jouer son meilleur tennis. Il faut tout simplement passer aux actes. Contre Federer, j’essaie toujours de gagner."

Vouloir gagner, refuser de perdre. L’horreur de la défaite est l’autre marqueur psychologique de Djokovic et de Murray. Personne n’a oublié les larmes de ce dernier, l’an dernier, tandis qu’il venait d’échouer en finale à Melbourne contre Roger Federer. "Je peux pleurer comme Roger, mais c’est dommage que je ne puisse pas jouer comme lui", avait-il dit dans un sanglot. "Jamais je n’avais été aussi déçu", a-t-il redit en début de quinzaine. "J’ai appris qu’il ne faut jamais être satisfait, a-t-il ajouté. Et ne jamais oublier qu’au début d’un tournoi comme celui-là, Roger et Rafa ont aussi leurs doutes. Eux aussi ressentent de la nervosité. Mais face à eux, en cinq sets, vous savez à quoi vous attendre. Physiquement et mentalement, ils ne lâcheront rien. Vous vous devez d’être prêt pour un tel bras de fer."

Djokovic et Murray sont justement prêts pour jouer les deux premiers rôles à Melbourne. Ils n’ont pas mégoté leurs efforts pour préparer 2011. Il ne leur reste plus « qu’à » battre Federer et Ferrer pour faire de leur propre rivalité une vraie réalité.

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