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Federer : "Ne soyez pas désolé pour moi"

Federer : "Ne soyez pas désolé pour moi"
Par Eurosport

Le 26/01/2012 à 15:24Mis à jour Le 26/01/2012 à 19:29

Battu par Rafael Nadal en demi-finale de l'Open d'Australie, Roger Federer a tenu à dédramatiser la situation. "Cela fait cinq mois que je n'ai pas perdu un match, a relativisé le N.3 mondial. Il y a pire comme situation." Avant de glisser : "Ce qui compte, c’est ma réaction à venir".

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ROGER FEDERER, comment expliquez-vous cette défaite ?

R.F. : Rafa a bien joué du début à la fin. J’ai vraiment bien commencé. Le premier set était important à gagner. Après, j’ai raté quelques opportunités. Rafa a résisté. C’était un match physiquement difficile. A la fin, il était le meilleur. Je vais bien, tout est OK. Je trouve que j’ai essayé. J’ai suivi une bonne tactique en prenant des risques. Je n’ai pas été loin à la fin du 4e set.

Vous avez beaucoup raté en coup droit. Pourquoi ?

R.F. : Je ne crois pas qu’il était aussi mauvais que cela. Je rate toujours des coups droits parce que je prends des risques avec. Si je mets seulement la balle dans le court, il en tirera avantage. Alors, je suis obligé d’y aller franchement. Parfois, ça reste dans la bande, mais comme je frappe à plat, ce sont des choses qui arrivent fréquemment. Et puis, il ramène beaucoup de balles, ce qui rend les choses difficiles sur une surface aussi lente que celle-là.

Que nous apprend ce match sur votre rivalité ?

R.F. : Nous avons toujours eu de bons matches au fil des ans. J’adore le jouer. Le public aime ça. Nous nous respectons tous les deux. J’espère que ça inspirera les générations à venir. Mais le problème est qu’il joue toujours mieux contre moi que contre d’autres joueurs, mais c’est bien pour lui. Lui doit moins s’adapter à mon jeu que moi au sien. Mais je m’adapte quand même, sans ça je ne serai pas le joueur que je suis aujourd’hui. Cela dit, c’est vrai qu’il joue toujours bien contre moi.

Combien de fois espérerez-vous revenir ici ?

R.F. : Souvent, j’espère.

Est-il difficile d’encaisser une telle défaite ? Comme faites-vous pour conserver une forme d’équilibre ?

R.F. : Ecoutez, ça fait cinq mois que je n’avais pas perdu un match. Il y a pire. Ne soyez pas désolés pour moi. Evidemment que j’aurais aimé gagner en me donnant une chance supplémentaire de gagner un titre comme celui-ci. C’est la 9e année de suite que j’atteins au moins les demi-finales. Je suis déçu, c’est clair. Ce qui compte, c’est ma réaction à venir. Les programmes et les voyages que je vais décider pour rebondir comme après le dernier US Open.

Lorsque vous êtes mené deux sets à un contre Nadal, vous dites-vous qu’il va être plus difficile pour vous de vous en sortir car c’est lui en face ?

R.F. : Si vous pensez de la sorte, vous vous trompez de sport. Hier, contre Djokovic, Ferrer a essayé jusqu’au bout. Il faut toujours essayer jusqu’à l’arrivée. Il est important d’être fort physiquement et mentalement pour cela. Mauvaise question à la mauvaise personne.

Il vous a dominé huit fois sur dix en Grand Chelem...

R.F. : Je respecte de qu’il a fait. Comme je l’ai dit, il est très efficace face à moi. Mais à la fin, je me soucie de mes titres, si je suis heureux ou non en tant que personne. Les tête-à-tête pour moi ne sont pas essentiels.

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