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Caroline Garcia, le vent dans le dos ?

ParAFP

Mis à jour 14/01/2018 à 09:17 GMT+1

Après une année achevée en trombe, Caroline Garcia rêve de confirmer en 2018 avec, pourquoi pas, un premier trophée majeur lors de l'Open d'Australie. Si son dos la laisse tranquille, la N.1 française a des raisons d'espérer.

Caroline Garcia

Crédit: Getty Images

L'expérience du Masters

En un mois, de fin septembre à fin octobre, la Lyonnaise de 24 ans a franchi plusieurs caps: premier "grand" titre remporté, à Pékin, l'équivalent d'un Masters 1000 chez les messieurs, entrée dans le Top 10 et, cerise sur le gâteau, une qualification directe pour le Masters, ce qui n'était plus arrivé à une Française depuis Amélie Mauresmo en 2006.
Durant l'automne, Garcia s'est aussi prouvé à elle-même qu'elle était capable d'enchaîner les performances contre des joueuses de haut niveau, comme l'Ukrainienne Elina Svitolina (N.4), la N.1 mondial Simona Halep en finale à Pékin et la Danoise Caroline Wozniacki (N.2), lauréate du Masters, qu'elle avait battue en phase de groupes après avoir pris une "bulle" dans le premier set. A Singapour, Garcia avait rendu les armes en demi-finales à l'issue d'une bataille en trois sets contre l'expérimentée Venus Williams (37 ans, N.5). En conservant la confiance vue en Asie, la Lyonnaise peut briller aux Antipodes.

Un tirage plutôt clément

Son classement - 8e - lui permet désormais d'éviter les gros poissons lors des premiers tours des "Majors". A Melbourne, où elle débute contre l'Allemande Carina Witthoeft (48e), elle ne croisera ainsi aucune des 25 premières joueuses mondiales avant les huitièmes de finale. A ce stade, Garcia pourrait retrouver l'Américaine Madison Keys (18e), finaliste de l'US Open, voire - hypothèse moins crédible - sa compatriote Kristina Mladenovic, qui n'a plus gagné un match depuis le mois de juillet.
Le niveau risque de monter d'un cran en quarts de finale où planent les ombres de Garbiñe Muguruza (N.3) et de l'ex-N.1 mondial Angelique Kerber (22e). Mais l'Espagnole, championne en titre de Wimbledon, a été gênée dans sa préparation par une blessure à une cuisse, tandis que l'Allemande sort d'une saison 2017 morose.

Un mental à consolider

Fin 2017, Garcia a fait plusieurs fois preuve de nerfs d'acier dans les moments délicats. N'a-t-elle pas sauvé une balle de match à Pékin contre Svitolina en quart de finale? Ou battu de nouveau l'Ukrainienne ainsi que Wozniacki à Singapour après avoir perdu la première manche?
A elle de confirmer ces progrès en Grand Chelem où elle n'a atteint les quarts de finale qu'une fois, à Roland-Garros, en juin. Mais elle devra se passer des conseils de son père et entraîneur Louis-Paul en Australie, où le coaching n'est pas autorisée comme dans les trois autres Majeurs. Les interventions du paternel avaient été utiles lors du Masters, où il avait su trouver les mots pour remobiliser sa fille, en larmes après la perte du premier set contre Svitolina.

Dos mineur

"J'ai toujours des problèmes au dos", a déploré la N.1 française à Brisbane, contrainte à l'abandon dès son premier match de la saison, après l'égalisation à un set partout de sa compatriote Alizé Cornet (6-3, 3-6). Depuis, elle a privilégié la récupération et les entraînements.
Satisfaite des séances de travail de ces derniers jours, Garcia arborait un large sourire à la Rod Laver Arena au vu des clichés postés sur Twitter. Mais ses pépins physiques récents font planer le doute sur son état de forme. C'est d'ailleurs un problème lombaire (inflammation du nerf sciatique) qui l'avait déjà éloignée des courts pendant un mois, d'avril à mai.
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Caroline Garcia grimace de douleur contre Alizé Cornet à Brisbane le 31 décembre 2017

Crédit: Getty Images

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