Tsitsipas saoulé par les services de Raonic : "C'est comme des coups de poing au visage"

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OPEN D'AUSTRALIE - Assommé par la qualité de la mise en jeu de Milos Raonic, Stefanos Tsitsipas a pris la porte au troisième tour à Melbourne. Le Grec, demi-finaliste l'an dernier, était évidemment déçu de son match et de son impuissance face au Canadien. Il n'avait pas la réponse.

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Crédit: Eurosport

La dernière fois que Stefanos Tsitsipas avait croisé la route de Milos Raonic, il n'avait pas encore l'âge d'en découdre avec lui sur le circuit principal. Le Grec était encore un junior, un joueur en devenir. La rencontre, lors d'un entrainement, ne l'avait pas marque plus que cela. Celle du jour, sur la Margaret Court Arena de Melbourne, laissera un peu plus de traces dans la tête du numéro 6 mondial, demi-finaliste du dernier Open d'Australie. Tsitsipas est tombé en trois manches face au Canadien, tête de série numéro 32 (7-5, 6-4, 7-6), et, surtout, a quitté l'arène avec le sentiment diffus qu'il n'y avait rien à faire.
Stefanos Tsistipas allait très bien. Pas de pépin physique. Même son poignet qui l'avait quelque peu gêné à Brisbane ne le turlupinait plus. Vendredi, le Grec n'avait "juste" pas la réponse au(x) problème(s) posé(s) par Milos Raonic. Y a des jours comme ça. "Il tape en coup droit de partout sur le court et je ne savais pas toujours à quoi m'attendre, parce qu'il va très vite. Son service est superbe aussi, l'un des meilleurs du circuit. Ça m'a rappelé un match que j'ai joué face à Kyrgios à Brisbane. Il ne se passe pas grand-chose du fond du court. C'est surtout des services…"

Zéro balle de break

Raonic a servi 19 aces durant les trois sets et, surtout, remporté 88% des points derrière une première. Du coup, Stefanos Tsitsipas n'a obtenu aucune balle de break en trois manches, vendredi. Frustrant. Assurément. "J'avais joué Isner avant ça, c'est le seul match auquel je peux comparer celui du jour. Je l'ai joué à Wimbledon. C'était la même chose. Tu dois attendre le tie break ou jouer magnifiquement en retour, ce qui n'était pas mon cas aujourd'hui", a-t-il reconnu. Le Grec a tenté de compenser au service. Sans grande réussite.
Un peu assommé, au propre comme au figuré, l'Hellène a fait contre mauvaise fortune bon cœur. Le tennis reste un sport étrange. "Un seul coup peut vous mettre K.-O. tout le temps. Vous êtes là, vous prenez un coup de poing au visage sur un coup. Vous ne pouvez pas faire plus. C'est le cas avec le service, ça tombe sur le T, avec une telle précision, une telle justesse. C'est une qualité. Et la personne qui le fait mérite de remporter les points. Mais des fois, c'est très monotone. Je pense que c'est le mot à utiliser."
Ce vendredi, au-delà de la monotonie, ça l'a beaucoup ennuyé, à coup sûr. Et ça lui a coûté, surtout, un strapontin en deuxième semaine et un duel face à Marin Cilic qui, lui aussi, ne l'aurait pas épargné sur sa mise en jeu. "C'est la vie. J'ai appris à faire avec. L'an dernier, j'étais incapable de gérer ça. Ma demie perdue m'avait brisé le cœur. Cette année, c'est différent. Je vais continuer. Je gagnerai peut-être l'an prochain. Ça va".
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