Dans le dernier épisode de Players 'Voice, la joueuse de 26 ans revient sur son année exceptionnelle, sur l'importance des étapes qu'elle a franchies et sur la manière dont elle a pu accomplir ces objectifs.
"Atteindre mes deux premières demi-finales en Grand Chelem et ce, en une saison, était déjà quelque chose d'incroyable. Terminer la saison à Guadalajara pour les WTA Finals était vraiment un rêve qui est devenu réalité. Mais tout ça n'est pas arrivé par erreur...
Avant cette année, je dirais que j'étais parfois un peu trop dure et négative avec moi-même. Cette saison, j'ai su m'entourer des bonnes personnes et je me suis attachée à rendre mon état d'esprit beaucoup plus positif notamment avec des pensées plus "agréables". Je pense que mes résultats en ont bénéficié, donc je dirais certainement qu'être gentil(le), calme avec soi-même est toujours une bonne idée.
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C'est ce sur quoi nous nous sommes principalement concentrés cette année. Revoir mon attitude a certainement conduit à une amélioration progressive tout au long de la saison. Toutefois, il y a eu un moment particulier à Roland-Garros qui, je pense, a été le grand tournant, pas seulement dans ma saison mais aussi dans ma carrière. Je me souviens que je me sentais bien dans mon jeu à Paris, mais mon match contre Elise Mertens (ndlr, au troisième tour) a clairement été la clé. C'était probablement l'un de mes meilleurs de la saison et le gagner m'a donnée beaucoup de confiance.

Maria prend le meilleur sur Elise Mertens, alors 14e à la WTA, 7-5, 6-7(2), 6-2 au troisième tour de Roland-Garros 2021.

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Ce match a été un moment très fort de mon parcours à Paris, mais évidemment que la demi-finale a été l'un des points culminants de ma carrière jusqu'à présent. J'avais une balle de match avant de tomber face à Barbora (Krejcikova) donc évidemment, ça n'a pas tout à fait marché dans mon sens. Cela fait toujours aussi mal d'y penser. Mais c'est une expérience qui m'a beaucoup appris et qui peut me rendre encore meilleure et plus forte. En fin de compte, cela peut arriver à tout le monde et ce n'est pas quelque chose d'inhabituel. Pour le reste, cela signifie que je suis prête pour la prochaine fois où j'aurai à nouveau cette chance entre mes mains.

Maria quitte Roland-Garros après sa défaite 7-5, 4-6, 9-7 dans une demi-finale épique contre la future championne Barbora Krejcikova.

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Je sais que mon entraîneur, Tom Hill, a dit qu'il voulait que je devienne un peu plus arrogante… Je pense que par là, il veut simplement dire que j'ai besoin de croire davantage en moi, ce qui est vrai. Je pense que mes deux demi-finales en Grand Chelem montrent que je fais les bonnes choses et bien sûr, avoir ces résultats m'aide beaucoup à trouver cette confiance en moi et à réaliser ce que je suis réellement capable d'accomplir.
Je travaille également avec un coach mental qui me connaît vraiment et nous nous concentrons sur la recherche de moyens pour renforcer ma confiance en moi en dehors du terrain, donc je ne me fie pas uniquement à mes résultats. Avoir cet équilibre aide vraiment et je suis en train de devenir meilleure chaque jour.
Mon classement en est le reflet : je suis entrée dans le top 10 à 26 ans et je pense qu'avoir une telle progression à cet âge nécessite d'avoir une mentalité différente. Quand tu es jeune, au début de ta carrière, tu n'as peur de rien : tu ne penses pas et tu ne fais que jouer. A 26 ans, tu es beaucoup plus mature, beaucoup plus consciente et tu dois gérer les choses différemment. C'est pourquoi cette étape m'a semblée encore plus spéciale. Bien sûr, être la première joueuse de tennis grecque à atteindre cet objectif m'a rendue encore meilleure. C'est une grande chose pour moi, ma famille et mon pays. Et avec Stefanos (Tsitsipas) dans le top 10 chez les messieurs aussi, c'est juste une très bonne chose pour la Grèce.
Quand on a grandi en Grèce, on n'avait pas beaucoup de joueurs de tennis dont on pouvait s'inspirer. Ce n'était pas si facile de reproduire un chemin vers le sommet. Cependant, avoir ma mère à mes côtés, ça m'a beaucoup aidée et inspirée. C'est une ancienne joueuse de tennis et elle m'a toujours poussée à croire que je pouvais atteindre mes objectifs. Elle est à mes côtés depuis que j'ai commencé à jouer au tennis à l'âge de six ans, ce qui m'a beaucoup aidée et je lui dois beaucoup pour m'avoir permis d'être là où je suis en ce moment.

La mère de Maria Sakkari, Angeliki Kanellopoulou, est une ancienne joueuse de tennis professionnelle. Elle est montée jusqu'au 43e rang mondial.

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Pendant l'intersaison, mon plan est simple : me reposer et ne rien faire en gros ! Je ne veux voyager nulle part, je veux juste profiter de cette occasion pour me reposer et ensuite planifier la prochaine saison. Je n'ai pas d'objectifs précis en tête car cette année m'a montrée que tout est possible. Devenir une meilleure version de mon "moi-même actuel" est probablement ma plus grande motivation."
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