Pour Alexander Zverev, c'est clair : pas touche au format cinq sets !

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Alexander Zverev ne se range pas dans le camp de ceux qui aimeraient raccourcir à tout prix le format du tennis. L'Allemand l'a redit depuis Pékin, il faut sauvegarder le format au meilleur des cinq sets en Grand Chelem. C'est lui qui confère aux quatre grands tournois du circuit leur difficulté, mais aussi leur prestige. Toucher à cela, c'est prendre le risque de mettre leur grandeur en péril.

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Le changement ! Le changement ! Le changement ! On vous voit, sauter comme des cabris en vous agitant et cela donne envie de prendre la voix du général de Gaulle à propos des adorateurs de la transcendance continentale dans les années 60 : "L'Europe ! L'Europe ! L'Europe !" C'est un débat tennistique que certains puristes jugent absurde, voire scandaleux. D'autres, autoproclamés modernistes, désirent instaurer ce changement radical. Andrew Abdo, nouveau patron de Tennis Australia et par conséquence de l'Open d'Australie, a jeté le mois dernier de l'huile sur le feu, quand bien même cela n'aurait pas été son intention, en proclamant la nécessaire adoption du raccourcissement des matches et la refonte du format tennistique d'une manière générale.
En ligne de mire, notamment, le Grand Chelem, ultime refuge du format en cinq sets, puisqu'il a été supprimé partout ailleurs, en finale du Masters, des Masters 1000, sans oublier la défunte Coupe Davis, en tout cas décédée dans sa forme historique. Alexander Zverev, vainqueur de deux des trois derniers tournois majeurs, à Roland-Garros et à l'US Open, a son avis sur la question, comme tout le monde. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'Allemand voit d'un très mauvais œil cette possible révolution.
"Je pense que remporter un tournoi du Grand Chelem est l'une des choses les plus difficiles dans le sport, précisément parce que l'on y joue en cinq sets, a-t-il clamé depuis Pékin, où il dispute cette semaine le tournoi ATP 500 de la capitale chinoise. Sinon, on pourrait se contenter de disputer les tournois Masters 1000 et en ajouter quatre autres au calendrier annuel. Le Grand Chelem est différent, car on y joue au meilleur des cinq manches. C'est physiquement l'une des épreuves les plus extrêmes que l'on puisse traverser. Et non, je ne suis pas favorable à ce changement, pour être bien clair (sourire)."

La réponse à Djokovic

Il est effectivement très clair et les défenseurs de ce pan entier de l'histoire du tennis ne pourront qu'être rassurés de voir un des meilleurs joueurs du monde se tenir à leurs côtés. Sascha Zverev se range clairement du côté des conservateurs, sans que l'on mette la moindre marque péjorative dans ce qualificatif. Il souhaite conserver ce qui est ancré dans ce sport. Il s'était ainsi déjà montré très critique vis-à-vis du "nouveau" format de la Coupe Davis. Il ne l'aime pas et il l'a répété à de multiples reprises.
Alors, pour lui, pas touche aux cinq sets. Il va même plus loin, il est convaincu que la quasi-totalité des joueurs partagent son point de vue. "Je ne connais pas un seul joueur qui souhaiterait jouer au meilleur des trois sets en Grand Chelem, assure le Hambourgeois. Certes, Novak (Djokovic, NDLR) pourrait peut-être le vouloir, car il commence forcément à prendre de l'âge. Mais je suis certain que si on lui avait posé la question il y a 10 ou 15 ans, il aurait répondu par la négative."
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Il n'achète pas non plus la théorie selon laquelle il faudrait à tout pris que le tennis soit un sport qui aille plus vite et dure moins longtemps, au prétexte que cette discipline serait en perte de vitesse et ne susciterait pas suffisamment d'intérêt. "Je ne suis pas d'accord avec tout ce débat sur la durée d'attention et ce genre de choses, assène-t-il, pointant en prime l'absurdité d'une telle demande quand elle émane d'un dirigeant… australien. L'Open d'Australie a enregistré des chiffres records cette année, rappelle Zverev. L'US Open a également battu des records cette année. Donc je ne partage pas ce point de vue, car je pense que le tennis est en plein essor."
Il y a pourtant un changement que le numéro 2 mondial aimerait voir mis en place. Un retour à une vieille méthode oubliée depuis trop longtemps. Il ne goûte guère au fait que les tournois du Grand Chelem protègent 32 joueurs, soit un quart des engagés, avec un statut de tête de série. Ce qui lui plait dans les ATP 500, c'est justement que, dès le premier tour, un numéro un mondial peut parfois affronter le 15e.
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