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Djokovic écrit l'histoire

Djokovic écrit l'histoire
Par Eurosport

Le 14/08/2011 à 19:40Mis à jour Le 15/08/2011 à 01:36

Novak Djokovic est devenu le premier joueur à remporter cinq Masters 1000 dans la même saison, en dominant Mardy Fish en finale, 6-3,3-6,6-4. Malgré une prestation en dents de scie, le Serbe conforte son statut de n°1 mondial. Il sera plus que jamais favori à l'US Open.

Par la grande porte. Tombeur de Mardy Fish en finale du Masters 1000 de Montréal (6-3,3-6, 6-4), Novak Djokovic est entré dans l'histoire ce dimanche. Jamais avant lui, un joueur n'avait remporté cinq Masters 1000 dans la même saison. Mieux, le Serbe est le premier N°1 mondial depuis Pete Sampras à Hong-Kong en 1993, à inaugurer son trône par un succès en tournoi. Nadal et Federer, entre autres, avaient eux échoué.

Mais que ce fut dur pour le Serbe, visiblement crispé par l'événement. Tête de série numéro 6, Mardy Fish à longtemps cru pouvoir réaliser l'exploit, ce dimanche soir. Mais malgré une mobilité supérieure, l'Américain a trop vendangé pour espérer mieux. Les six balles de break obtenues dans le premier set et non- concrétisées ont été rédhibitoires pour espérer mieux. Surtout face à un Djokovic qui marche sur l'eau en 2011. La marque des grands, on le sait, est de ne pas laisser passer leur chance, et contrairement à Fish, Djokovic a, lui,bonifié ses premières balles de break pour prendre le large et s'offrir la première manche. Toute la différence.

Loin de perdre ses moyens, Fish s'est au contraire mis à lâcher ses coups. Sur sa neuvième balle de break, il est enfin parvenu à prendre le service du Serbe avant de s'offrir la deuxième manche sur un jeu blanc cinglant. Juste récompense, tant le futur N°7 mondial a joué sa chance sans complexe. Mais s'affoler n'est pas dans les habitudes de ce Djokovic-là. Ne s'incliner qu'une seule fois (face à Federer en demi-finale de Roland Garros) en cinquante-deux rencontres offre un certain capital confiance, et "Nole" s'est alors reposé sur ses habituels points forts pour reprendre la main et finalement s'imposer.

Cadence élevée en fond de court, retours précis et passings tranchants, le Serbe a su élever son niveau de jeu dans les moments chaud sans jamais paniquer. Un dernier jeu de service parfaitement maitrisé, un énième coup droit chirurgical, et le tombeur de Nadal à Wimbledon pouvait savourer son 9e titre de l'année. Le 27e de sa carrière. Plus que jamais, le nouveau boss du tennis mondial s'avancera vers l'US Open en favori. Un statut dans lequel il se sent plutôt bien.

AFP

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