Jannik Sinner sur la sensation Loïs Boisson : "C'est exactement ce dont la France avait besoin"
Eurosport sur GoogleJannik Sinner est peut-être l'un de ceux à avoir décelé le potentiel de Loïs Boisson, sensation de ce Roland-Garros. L'Italien a côtoyé la jeune femme lors de leurs jeunes années, dans le centre de Ricardo Piatti. Il est ravi de voir son évolution et, charme de la météo locale, a pu s'entraîner avec elle ce mercredi. Il raconte.
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Video credit: Eurosport
Jannik Sinner est en demi-finale, sans grande surprise. Loïs Boisson, elle, est au même stade au terme d'un parcours absolument bluffant et clairement inattendu. Entre les deux, a priori, il n'y a pas d'histoire en commun. Mais c'est mal connaître leur parcours respectif. Malgré leur différence d'âge (2 ans d'écart), les deux se sont côtoyés dans leur adolescence chez Ricardo Piatti, formateur reconnu s'il en est.
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"En fait, on était dans la même structure à l'époque et on s'entraînait parfois ensemble, a-t-il expliqué. Donc, je la connais bien. Mais c'est vrai que cela faisait un moment. Je l'ai croisée juste avant le tournoi, dans la salle de gym de Jean-Bouin, on a discuté un peu, elle était super heureuse d'avoir cette wild-card ici. C'est forcément un tournoi spécial pour elle." Alors, Sinner a suivi l'épopée de Boisson d'un œil attentif. "C'est dingue ce qu'elle a fait ici, a-t-il reconnu. Je la trouve très régulière, complète. Elle a un jeu très adapté à la terre-battue avec ce coup droit qui génère beaucoup d'effet".
"Quelqu'un de nouveau, de spécial"
Ces derniers temps, l'Italien a pu mesurer à quel point son pays avait grandi sur la scène tennistique. Ici, il a beaucoup été question ces derniers mois du modèle italien et des limites du tricolore, qui peine à faire émerger des membres du Top 5, a fortiori chez les femmes. Ce qu'il a vu chez Boisson l'enchante pour elle, mais aussi pour ce pays de tennis qu'est la France : "C'est exactement ce dont la France avait besoin, quelqu'un de nouveau, de spécial, avec une super mentalité. Elle est très calme sur le court. Elle a eu son opération au genou il n'y a pas si longtemps donc j'espère que tout ceci lui donnera beaucoup de confiance pour le futur".
Il a même pu constater que la balle de Boisson était vraiment à part. Car, la météo fait bien les choses, il a tapé la balle avec elle ce mercredi matin. "Quand j'ai vu qu'il pleuvait, j'ai appelé le bureau des joueurs pour savoir s'il restait des créneaux de libres pour s'entraîner, car je ne veux pas prendre le risque de jouer un match sans m'échauffer le matin. Avec mon équipe, on est arrivé tôt sur site". Là, sur le Central, il a croisé Boisson à qui il a proposé de taper la balle.
"Franchement, c'était un échauffement très complet avec un style de jeu un peu différent, une balle qui monte très haut, avec beaucoup d'effet, a-t-il encore détaillé. Et physiquement, c'était costaud. Elle mérite vraiment d'être là où elle est et je lui souhaite le meilleur pour la suite". Classe.
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