Getty Images

Otte peut remercier Kyrgios, le voilà contre Federer : "Je ne sais même pas s’il connaît mon nom"

Otte peut remercier Kyrgios, le voilà contre Federer : "Je ne sais même pas s’il connaît mon nom"

Le 28/05/2019 à 18:20Mis à jour Le 29/05/2019 à 00:08

ROLAND-GARROS - Repêché à la dernière minute après le retrait de Nick Kyrgios, Oscar Otte est un "lucky loser" qui porte bien son nom. A 25 ans, cet inconnu du circuit ATP s’apprête à défier son idole au 2e tour : un certain Roger Federer.

Nick Kyrgios ne laisse pas indifférent. Mais il fait parfois des heureux. Et pas toujours les spectateurs qui se massent à ses matches pour espérer entrevoir la folie de l’Australien. Le 36e joueur mondial a fait l’impasse sur Roland-Garros, ce "tournoi de m****" à l’écouter. Mais il a rendu un fier service à Oscar Otte. Car son forfait de dernière minute a permis à l’organisation de rattraper l’Allemand par le col pour en faire le plus heureux des lucky-losers Porte d’Auteuil.

Jeudi, il avait été sorti en trois sets des qualifications face au vétéran Guillermo García-López. Dimanche, il s’offrait une victoire en quatre sets face à Malek Jaziri et une place au 2e tour d’un Majeur. Une grande première pour lui, évidemment, plus habitué à bourlinguer en Challenger qu’à fréquenter les tableaux des grands tournois. Avant Roland-Garros, le 145e mondial n’avait qu’un match au compteur sur le circuit principal. Il a déjà doublé son total.

Et puis, la magie du tirage au sort et des Grands Chelems lui a offert une surprise de taille : un duel face à son idole et recordman du nombre de Majeurs soulevés, Roger Federer. Difficile de le rendre plus heureux. "Roger a été mon idole pendant tellement d’années… C’est de la folie douce ce qu’il m’arrive", détaillait-t-il dimanche après son premier tour victorieux, achevé sur une image improbable.

Vidéo - Le "serviette-gate" : quand un fan arrache une serviette offerte à... un enfant

00:15

David contre Goliath

C’est évidemment un gouffre qui sépare les deux hommes. 2 matches en Grand Chelem contre 398 pour le Suisse. Un titre en Challenger (Lisbonne 2017) contre 101 sur le circuit principal pour le Maître. Et surtout : 327,000 dollars récoltés en carrière qui ressemblent à de la monnaie pour l’homme qui a amassé 123,6 millions durant toute sa carrière. Otte-Federer, c’est David contre Goliath.

"Il m’a dit bonjour une fois dans le vestiaire, a-t-il révélé à des confrères allemands après son premier tour victorieux. Je ne sais pas s’il connaît mon nom, ça risque d’être drôle". Mercredi, il devrait connaître les honneurs du Central. Sans doute plus proche des ambiances de Bundesliga qu’il connaît par cœur, en bon supporter de Cologne, que des Challengers qu’il écume tout au long de l’année. "En plus, j’ai des fans derrière moi qui peuvent être sauvages et faire énormément de bruit", souriait-il encore quand on lui présentait l’hypothèse, plus que probable, d’un court acquis à la cause du Suisse.

Oscar Otte

Oscar OtteGetty Images

Alors, ce match une simple formalité pour le Maestro ? Ce n’est pas dit. Bien sûr la différence de niveau sera énorme. Mais Otto a une botte secrète : l’effet de surprise. Ce n'est pas Federer qui dira l’inverse.

Interrogé au sortir de son premier tour victorieux, "Rodgeur" avait avoué ne pas aimer tant que ça jouer des inconnus : "Franchement, je préfère connaître mes adversaires avant, avait-il glissé. C’est toujours mieux de connaître les schémas de jeu favoris et surtout, quand vous avez joué avec quelqu’un, même à l’entraînement, vous savez leurs préférences. C’est pour ça que contre certains, on se demande ‘est-ce qu’il a juste eu de la chance ? Est-ce que ce type de coups est normal pour lui ?’. C’est pour ça que c’est important de savoir ce qui est normal et ce qui ne l’est pas".

Vidéo - Ovation, coups magiques et trois petits sets : Federer, le retour idéal

02:41
" Si je sers à 220 km/h dans le coin, sa magie n’aura pas d’effet"

Alors, à quoi faut-il s’attendre ? Déjà, à un joueur qui aime la terre battue. Pas si anodin. Mais surtout à un gros serveur contre lequel le Suisse devra trouver la clé pour breaker. "Mon service est ma plus grosse arme, a-t-il lui-même détaillé. J’essaierai de me concentrer sur ça. Si ça marche, bien sûr il y aura Federer de l’autre côté du filet, ça m’aidera quand même. Si je sers à 220 km/h dans le coin, sa magie n’aura pas d’effet".

Mais, au fond, y croit-il vraiment ? Ou voudra-t-il juste passer du bon temps pour le plus gros match de sa carrière ? "On verra comment ça tourne. Mais, en tennis, il y a toujours une chance". Lucky-loser on vous dit !

Vidéo - Les temps forts de Jaziri - Otte

02:24
Pariez sur le Tennis avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
0
0