Ferrero à nouveau

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Juan-Carlos Ferrero, finaliste malheureux en 2002, a battu vendredi le tenant du titre Albert Costa en 3 sets (6-4, 7-6, 6-4), en demi-finale des Internationaux de France. L'Espagnol, favori, qui a oublié la déconvenue de l'an dernier, s'est offert face à

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A l'héroïsme d'Albert Costa répond ce vendredi le sens des responsabilités de Juan-Carlos Ferrero. Avec la discrétion, voire la timidité, qui le caractérise le jeune espagnol a vaincu le vieux démon de la finale 2002. Oublié le seul jeu inscrit lors des deux premiers sets de ce match raté, oubliée la déception... le Ferrero nouveau est-il arrivé ?
COSTA PERDANT HEROïQUE
Si Costa a pris la mauvaise habitude de rentrer dans ses matches au troisième set cette année, on peut difficilement imaginer le désarroi du tenant du titre quand "El Mosquito" lui a piqué la seconde manche sous le nez, au terme d'un tie-break qu'il avait pourtant dominé. Mené deux sets à zéro, encore une fois, allait-il avoir les ressources nécessaires pour réussir l'exploit invraisemblable ? La réponse a été non. Pour plusieurs raisons :
Dépassé par le rythme tonique de Ferrero dans le premier set, Costa a joué plus tôt son va-tout plus tôt que lors de ses précédentes odyssées. Ce qui avait surpris quatre de ses adversaires dans le tournoi (Roitman, Stepanek, Lapentti et Robredo) n'a pas complètement déstabilisé Ferrero.
Dès le début du second set, Costa est monté au filet, en raccourcissant les échanges, en provoquant la faute de son adversaire pris de vitesse. Après un break immédiat, l'effet s'est amenuisé.
Costa a mis ce qui lui restait de force dans des coups gagnants étonnants. Cela n'a pas suffi. A deux points du set, deux vilaines fautes lui ont coûté non seulement la manche mais l'ascendant psychologique qu'il pouvait encore posséder sur le prétendant. Solide, régulier, Ferrero a mis à profit la moindre des défaillances du tenant du titre.
FERRERO RESTE MAÎTRE DE SON DESTIN
Le second set a duré 1 heure à peu près. 60 minutes pendant lesquelles Ferrero a négocié attentivement le tournant du match, et qui font de lui non pas un nouveau joueur mais un homme nouveau, qui a franchi un cap et qui peut se tourner avec confiance vers l'inconnu de sa deuxième finale consécutive.
Facile maître du jeu dans le premier set (il avait breaké deux fois déjà à 4-1), c'est dans le doute du second qu'il a montré sa détermination, et dans le troisième qu'il a extériorisé sa motivation.
A 3-5 dans le deuxième, il fait jeu blanc sur le service de Costa qui commet deux doubles fautes, Dans le tie-break, il ne craquera pas, il n'abandonnera pas malgré les deux mini-breaks contre lui. Patient, il a attendu le septième jeu pour pousser un peu plus la fatigue sur les épaules de son valeureux compatriote.
Moins rassurant qu'Agassi, moins "cool" que Federer, moins flegmatique que les légendes de la terre battue, le "Petit Prince" de Roland-Garros n'a pas ces atouts, mais il sait aujourd'hui soutenir comme eux son niveau de jeu. Verkerk devra être encore plus exceptionnel que d'habitude pour surmonter ce grand mur crénelé de lift qui lui sera proposé.
Costa restera dans l'histoire pour son fabuleux tournoi, pour ses duels acharnés dans les dédales de ses quatre matches en cinq sets, tandis que Ferrero peut enfin frapper d'un air convaincu à la porte du court central Philippe-Chatrier et regarder le trophée droit dans les yeux.
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