Nadal : "Un rêve pour moi"

Le jour de ses 19 ans, Rafael Nadal s'est offert un cadeau inestimable: une finale de Grand Chelem. Un rêve complètement fou qui se réalise pour ce jeune Majorquin qui réalise cette performance lors de sa première participation Porte d'Auteuil. Même Feder

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Crédit: Eurosport

SA VICTOIRE EN DEMI-FINALE face à Federer
Quel est le plus beau cadeau pour un joueur de tennis que de battre le n°1 mondial en demi-finale de Grand Chelem? Pas grand chose, si ce n'est de remporter la finale de Roland-Garros dimanche. Si Nadal a du mal à y croire, il n'oublie pas de saluer son adversaire, qu'il admire toujours autant. "C'est un rêve pour moi. J'ai battu le n°1 non seulement du tennis, mais aussi de la sportivité. Federer est un des meilleur joueurs de l'histoire, et vraiment je suis étonné qu'il n'ait pas encore gagné ici. Je suis sûr qu'un jour il va finir par gagner ici."
J'ai voulu donner un grand rythme dès le début du match. Contre Federer, on ne peut jamais être tranquille. Il a très bien joué dans le deuxième set. Quand il joue comme ça, quand son coup droit arrive sur mon revers, il n'y a pas grand chose à faire. J'ai joué plus court et ça ne pardonne pas face à un joueur comme lui. Le troisième set était très important, j'ai mieux résisté, lui a été moins dominant, c'est là que j'ai gagné le match."
SON ETAT D'ESPRIT avant la finale
Encore retourné par son exploit, le Majorquin mesure l'ampleur de son oeuvre de rentrer dans le cerclé fermé des Espagnols qui ont soulevé le saladier des Mousquetaires. "C'est certain qu'une finale de Roland-Garros rend un peu nerveux, c'est ma première finale de Grand Chelem. Mais j'ai déjà eu l'occasion de jouer de grandes finales, comme à Monte-Carlo et Rome dernièrement. J'ai surtout l'expérience de la finale de la Coupe Davis l'année dernière. La pression y était énorme. Je ne pense pas qu'on puisse connaître une pression plus grande que ça.
Je discuterai peut-être avec Carlos Moya (son "grand frère", Majorquin comme lui, vainqueur en 1998). Ca peut être utile d'avoir les conseils de quelqu'un qui est passé par là. De toutes façons, j'ai parlé avec lui avant le tournoi. Il me guide depuis le début de ma carrière."
PUERTA, SON ADVERSAIRE en finale
Ce sera la 4e confrontation avec l'Argentin. Nadal mène par deux victoires à une. Chaque match ayant eu lieu sur terre battue, l'Espagnol ne sera pas dans l'inconnu lors de la finale, comme il a pu l'être face à Federer qu'il avait croisé auparavant que sur surface rapide : "Puerta joue à un niveau incroyable. Ce sera un match très difficile. Ce sera un peu spécial, il est gaucher comme moi, ce n'est pas très fréquent. On verra bien."
ROGER FEDERER, après sa défaite face à Nadal
Affecté par cette défaite, le Suisse s'estime plus malchanceux que démuni face à Rafael Nadal. "J'ai mal commencé et j'ai mal fini. J'ai été bon au milieu mais ça n'a pas suffi. C'est comme ça que je résume le match. Je ne suis pas très content de moi. Je pouvais mieux faire. Je n'ai pas eu l'impression qu'il était bien plus fort que moi aujourd'hui. J'avais les clés, mais je n'ai pas su les utiliser. C'est dommage car j'étais bien physiquement. J'ai raté des occasions pour rentrer dans le cinquième alors que je n'étais pas du tout fatigué."
Mais toujours aussi respectueux, vis-à-vis de lui, comme ce fut le cas tout au long de la quinzaine, il rend hommage à son adversaire : "Evidemment son lift a été un des principaux problèmes pour moi. Ma déception est évidente. Il ne me restait plus beaucoup jusqu'à la finale. Mais j'arrive à le contrôler. Je ne vais pas m'enfermer dans les vestiaires et décider de plus jamais jouer au tennis. Il mérite sa victoire. Il a été le meilleur, plus constant, que moi ce soir."
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