Nadal trop fort

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L'amitié n'y a rien changé. Confronté à son meilleur ami sur le circuit, son compatriote Carlos Moya, l'Espagnol Rafael Nadal n'a en rien dévié de sa trajectoire vers un troisième sacre consécutif en se hissant en demi-finale en trois manches à sens uniqu

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Crédit: Eurosport

ROLAND-GARROS - 1/4 de finale messieurs
Rafael Nadal (ESP/2) bat Carlos Moya (ESP/23) 6-4 6-3 6-0Prochain adversaire : Djokovic (SER/6)Revivez le film du match
Sparring-partner régulier de Rafael Nadal depuis quelques années, Carlos Moya est certainement le joueur du circuit qui connait le mieux les forces et les rares faiblesses de Rafael Nadal. Conscient des impressionnantes qualités défensives de son compatriote, l'ancien numéro un mondial savait qu'il ne pouvait se permettre de se lancer dans de longs rallyes de fond de court. Le lauréat 98 tentait ainsi en début de rencontre d'imposer sa puissance en coup droit et de prendre le jeu à son compte en se hissant régulièrement au filet (30 montées). Cette tactique, la seule capable de lui permettre créer l'exploit, était cependant à double tranchant. Obligé de forcer son jeu pour tenter de prendre de vitesse son prestigieux adversaire, il commettait ainsi un nombre de fautes directes inhabituel et rédhibitoire pour entrevoir, ne serait-ce qu'un court instant, les demi-finales (41).
Les deux hommes suivaient une trajectoire inverse. Alors que Carlos Moya donnait le sentiment au fil des jeux de subir de plus en plus le poids des ans se montrant de moins en moins mobile, Rafael Nadal haussait considérablement le rythme pour finir en trombe. S'appuyant sur un service efficace (75%), le double tenant du titre profitait des largesses adverses pour réciter un tennis proche de la perfection en fin de match, notamment au cours de la 3e manche.
Toujours aussi impressionnant en défense, le numéro 2 mondial prenait petit à petit la direction des échanges pour faire étalage de sa formidable capacité d'accélération, notamment en coup droit. 27 coups gagnants pour seulement 15 fautes directes... Le plus jeune des deux Espagnols atteignait un niveau de jeu bien trop élevé pour son prestigieux aîné qui déposait les armes sur un terrible 6-0. Le témoin est bel et bien définitivement passé.
Thomas BONNET
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