Djokovic, regrets éternels

En perdant en finale de Roland-Garros face à Rafael Nadal, Novak Djokovic est passé à une victoire de réaliser le Grand Chelem sur deux ans. Mais le Serbe, stoppé à 27 succès de suite dans les tournois majeurs, a avoué ne pas y avoir pensé sur l'instant...

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Crédit: Eurosport

Il est facile de refaire le monde avec des si. Il n'empêche que le Djokovic de l'an passé avait sans doute plus de chances de s'imposer en finale de Roland-Garros que le Djoko de cette saison. En 2011, il marchait sur l'eau, même sur la terre battue si chère au Majorquin. Avec deux victoires marquantes à Madrid et Rome, il avait le bagage nécessaire pour prendre le dessus à Paris, avant que Roger Federer ne stoppe sonparcours en demi-finale. Cette année, la donne a changé : l'Espagnol a dominé le Serbe à deux reprises à Monte-Carlo et Rome pour mieux réduire ce complexe d'infériorité qu'il avait par rapport à lui. Et même s'il est toujours le numéro un mondial, Djokovic n'a plus été capable de dominer "l'indominable". Pas en tout cas sur terre battue.
"Il est évidemment le meilleur sur cette surface : ses résultats le démontrent, a reconnu de fait le Serbe. C'est le meilleur et il n'a que 26 ans. Moi, je suis déçu parce que j'ai perdu un match, parce que j'ai perdu une finale. Bien entendu, il y avait la possibilité d'écrire l'histoire, mais ce n'est certainement pas cela qui m'est venu d'abord à l'esprit..." D'abord, c'est le sentiment de ne pas avoir pu atteindre un niveau de jeu suffisant en finale qui le chagrine le plus. En finale, face à Rafael Nadal, cela ne pardonne pas. "Ne croyez pas que je ne me suis pas échauffé. J'étais prêt à jouer dès le démarrage, même si j'ai moins bien joué que lui dans la première partie du match. Mais j'ai vraiment très mal servi. Je lui ai permis de mettre énormément de pression sur mon service."
"J'ai le sentiment que j'aurais pu aller jusqu'au cinquième set"
A chaque début de match, le Serbe n'a jamais été à l'aise sur le court. Sa nervosité était visible et s'est même exprimée à plusieurs reprises dimanche dans la première partie de la finale. Pendant la première heure, il n'a eu de cesse de s'exprimer vivement en direction de son clan, frustré par son manque de réussite. Son banc, fracassé à coup de raquette, lui a sans doute permis d'évacuer un peu de tension. "Dimanche, les conditions étaient très mauvaises. Il a plu pendant un long moment, pourtant, j'étais prêt à continuer à jouer, a-t-il regretté. Malheureusement, il y a eu cette interruption alors que je commençais à me sentir très bien sur le court. La pluie a cessé à partir de 20 heures, mais ils ont décidé de stopper car les conditions n'étaient pas bonnes et le court était en mauvais état. Mais je ne veux pas chercher d'excuses." S'il a accepté la décision de reporter le match comme Nadal le souhaitait ardemment, c'est encore plus frustré qu'il a quitté le court dimanche soir.
"C'était une finale bizarre avec les conditions que l'on sait. Je suis simplement heureux d'être arrivé à ce niveau, de jouer une finale à Roland-Garros, relativise-t-il encore. J'aurais très bien pu perdre le match au quatrième tour face à Seppi ou en quart face à Tsonga, mais j'ai le sentiment que j'aurais pu aller jusqu'au cinquième set et que tout aurait été possible alors." Le Serbe a finalement chuté à deux sets du but, comme Roger Federer lorsqu'il a perdu en finale face au même Nadal, décidemment juge de paix en matière de records. Novak Djokovic aura-t-il encore la chance, pour ne dire le luxe, de jouer encore pour une fameuse 28e victoire de suite dans les tournois majeurs, synonyme de Grand Chelem? Une chose est sûre : comme pour Federer, le Grand Chelem ne sera pas possible tant que Nadal sera là.
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