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Errani: "J'étais fébrile"

Errani: "J'étais fébrile"
Par Eurosport

Le 09/06/2012 à 18:25Mis à jour Le 09/06/2012 à 18:56

Battue en deux sets par Maria Sharapova samedi, Sara Errani admet avoir subi la pression de sa première finale de Grand Chelem. Mais l'Italienne restera comme la belle surprise de ce Roland-Garros 2012.

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Comment avez-vous géré cette finale, la première pour vous?

S.E. : J'ai très mal débuté ce match. Contre cette joueuse, si vous lui donnez des jeux comme ça au début, elle se sent à l'aise. C'est difficile pour moi de revenir. Elle a bien joué, je crois, très bien joué même. Comment dire ? Elle a été très constante. Pour moi, c'était difficile de gagner des points ou de jouer les balles que je voulais. Les premiers échanges ont vraiment tourné en sa faveur. Et puis, ses services étaient bon également. Je n'ai pas réussi à jouer le jeu que j'avais décidé de jouer malheureusement.

Avez-vous subi le poids de l'évènement?

S.E. : Je ne sais pas. J'étais fébrile, en tout cas au début. Le court était plein à craquer. Mais c'est bien aussi, c'est agréable vivre. J'ai essayé de faire de mon mieux. J'ai mal débuté, et c'est ce que je regrette le plus aujourd'hui. C'était dû à la pression, à la tension, je ne sais pas. Mais c'est quand même très agréable de jouer une finale d'un Grand Chelem.

A partir de 4-0 en sa faveur, le jeu s'est pourtant équilibré...

S.E. : J'ai mieux joué au cours de la seconde manche. Cependant, c'était dur pour moi, comme je l'ai déjà dit. Elle a gagné beaucoup de points grâce à son service et en deux ou trois coups dans l'échange. Pour moi, c'était difficile. Je n'arrivais pas à imposer la filière longue dont j'avais besoin. Je n'y suis jamais vraiment arrivée, même s'il y a eu du mieux dans le deuxième set.

Vous avez moins de 50% de points derrière votre première balle. Vous évoquiez le service de Maria. Est-ce votre principal axe de travail pour l'avenir?

S.E. : Oui, j'ai toujours essayé d'améliorer cet aspect de mon jeu. Ce n'est pas mon meilleur coup, c'est certain. Contrer les meilleures joueuses du monde, c'est difficile pour moi. J'essaie de l'améliorer, tous les jours, mais ce n'est pas évident. Je le sais, j'en ai conscience. Je travaille toujours dessus. Mais je n'arriverai sans doute jamais à servir comme Maria ou d'autres joueuses qui sont les meilleures au monde. Je dois vivre avec ça, essayer de m'améliorer, d'aller le plus loin possible. Je sais que mon service n'est certainement pas mon meilleur coup.

Le public vous a beaucoup soutenu. Cela vous a-t-il étonné?

S.E. : Oui, j'ai été surprise. C'était incroyable. C'était très agréable d'entendre les gens, la foule qui essayait de me soutenir. C'était vraiment incroyable. J'ai aussi entendu beaucoup d'Italiens me soutenir. C'était super.

Quel va être votre programme maintenant?

S.E. : Un peu de repos puis j'irai jouer à s'Hertogenbosch et Wimbledon ensuite.

Ce tournoi va-t-il changer votre vie?

S.E. : Je dois me dire que ce n'est pas normal pour moi d'arriver en finale du Grand Chelem. J'ai bien joué pendant deux semaines, c'est ce qui compte, c'est incroyable. Mais je veux continuer à faire ce que je faisais jusque là. Donc des choses tout à fait normales. Je vais m'entraîner, je vais essayer de m'améliorer au quotidien. C'est ce que je fais toujours, d'ailleurs. Je dois continuer de raisonner de cette façon.

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