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Roland-Garros 2013: L'hommage de John Isner à Tommy Haas

Isner: "Tommy est un joueur incroyable"
Par Eurosport

Le 01/06/2013 à 21:57Mis à jour Le 01/06/2013 à 23:45

Battu en cinq sets par Tommy Haas au terme de ce qui restera comme un moment fort du tournoi 2013, John Isner, forcément déçu, a néanmoins salué son vainqueur.

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Vous avez réussi à revenir dans ce match, mais c'était peut-être un peu trop physiquement pour vous...

J.I. : Oui, c'est dur. J'aurais pu perdre en quatre sets facilement, je ne sais plus combien de balles de match j'ai sauvées à ce moment-là (douze, ndlr). Malgré ça, j'ai réussi à mener dans le cinquième set, 4-1, j'ai vraiment eu la possibilité de terminer ce match en gagnant ce cinquième set et je n'ai pas converti ces occasions. Dans le jeu de 4-2 notamment, c'était un jeu difficile que je n'ai pas réussi à gagner, cela lui a permis de revenir dans le match, et à la fin vraiment, je bataillais dur. C'était laborieux.

Après avoir sauvé ces 12 balles de match, avez-vous pensé que c'était votre jour ?

J.I. : Ah oui, j'étais content de voir que j'avais quand même des chances à ce moment-là. Cela se présentait bien. Mais à 4-1, j'ai commencé à sentir des crampes dans les jambes, c'est vraiment dommage. Je n'arrivais plus vraiment à courir, surtout après le service, comme je l'aurais voulu à la fin. S'il n'y avait pas eu ça, peut-être que le résultat aurait été différent, mais Tommy a résisté et il mérite cette victoire.

Après le break, dans le cinquième, vous avez tenu essentiellement avec votre service...

J.I. : J'étais confiant mais il y a eu ce jeu avec l'avantage pour l'un puis pour l'autre. Si j'avais pu le gagner, cela s'annonçait bien à ce moment-là. À 4-1, je pensais que j'étais bien parti, mais il a sorti à ce moment-là un très bon jeu. Il me semble même que j'ai eu une balle de match à 5-4. À ce moment-là, il touche la ligne, mais je ne peux pas me plaindre. J'ai tellement sauvé de balles de match. Ce match allait dans un sens, puis dans l'autre.

Qu'est-ce qui prédomine? Êtes -vous content d'avoir livré une belle bataille ou plutôt déçu de ne pas avoir gagné ? 

J.I. : Non, j'ai la sensation de m'être  bien battu. C'est ce que j'exige de moi-même, d'être vraiment compétitif jusqu'au bout. Et même en étant mené 2 sets à zéro j'ai continué à me battre et ça m'a aidé. Je n'aurais pas pu imaginer en arriver là après avoir été mené 2 sets 0. D'une certaine façon, ça aurait été mieux de perdre en trois sets parce que, là, je me sens mal. Je vais m'en remettre.

Plus que n'importe quel autre joueur, vous vous êtes souvent pris dans ces matchs très, très longs. Que se passe-t-il dans votre tête ou même physiquement, dans ce type de situation?

J.I. : J'aime me battre et être compétitif sur le court, surtout dans un Grand Chelem. C'est ce que j'essaye de faire. Eh oui, je suis poursuivi par ces longs matchs, effectivement. Je suis sûr que j'en aurai encore à l'avenir. Mais ce n'est pas si rare que ça que de jouer un match en cinq sets. J'ai réussi à gagner la plupart de ces matchs là. C'est amusant de les jouer.

Il y a deux ans, auriez-vous pensé que Tommy Haas serait capable de revenir comme il la fait et aussi fort ?

J.I. : Non. Absolument pas. Je n'aurais pas pu le prédire. Mais il a cru en lui-même. C'est super pour lui. Tommy est un joueur incroyable, il a un talent exceptionnel. Il travaille dur. Il a surmonté de nombreuses blessures. Il mérite vraiment le succès qu'il obtient à 35 ans. Je n'aurais jamais imaginé effectivement qu'il puisse le faire mais il a beaucoup de courage et de persévérance.

Vous sembliez un peu mécontent de certaines décisions de l'arbitre...

J.I. : Non, l'arbitre a été correct. Mais je sais que son travail est difficile. Nous avons pensé Tommy et moi que certains jugements n'étaient pas justes. Mais cela n'a rien à voir. L'arbitre était très bien.

Vous allez rentrer chez vous ou rester en Europe ?

J.I. : Non, je rentre à la maison.

Pendant combien de temps ?

J.I. : Je ne sais pas. Je ne pense pas à la suite, au gazon, à tout ça. Pour l'instant, je suis assez démoralisé.

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