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Roland-Garros 2013 : Rafael Nadal, roi du "tennis pourcentage"

Nadal, roi du "tennis pourcentage"
Par Eurosport

Le 09/06/2013 à 21:27Mis à jour Le 09/06/2013 à 21:59

L’analyse statistique de la finale hommes de Roland-Garros montre que Rafael Nadal a trouvé le parfait équilibre entre les phases d'attaque et de défense.

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Toujours aussi solide. Rafael Nadal a dominé de la tête et des épaules son compatriote David Ferrer en finale de Roland-Garros, dimanche. Et pour cause, le plus grand joueur de tous les temps sur terre battue a produit un solide "tennis pourcentage", si efficace, notamment sur la surface ocre. En attestent ses 70% de première balle de service pour 70% de points gagnés derrière. Il a frappé 35 coups gagnants pour 25 fautes directes. Un ratio points gagnants/fautes directes positif qui n’a jamais permis à Ferrer d’entrevoir la victoire.

Le tennis sans faille produit par le joueur de Manacor a obligé le "Pou" à forcer son jeu. Conséquence : celui qui n'avait pas perdu un set pour arriver en finale termine avec un ratio points gagnants/fautes directes négatif, pour la première fois du tournoi (22/35). Et Ferrer, très lucide, ne s’est pas trompé dans son analyse d’après-match en conférence de presse : "Nadal a mieux joué que moi. Il servait mieux. Il était très agressif, notamment en coup droit, et il a fait moins d'erreurs que moi. Il était aussi plus régulier que moi."

Si Rafael Nadal a été très solide, David Ferrer peut néanmoins nourrir quelques regrets. "J'ai eu des occasions à saisir, notamment pendant le troisième set, pour justement faire mon break, pour passer quelques points et gagner contre Rafa. Je dois justement terminer ces points importants, les moments importants", a déclaré le prochain numéro quatre à l’ATP. Sa sensation d’avoir manqué sa chance à certains moments du match s’illustre par la statistique suivante : il a converti à peine trois balles de break sur douze procurées ! En ne réussissant pas à capitaliser sur son point fort, le retour de service, Ferrer n’avait aucune chance de l’emporter. Mais à sa décharge, son illustre cadet a toujours sorti le coup juste dans ces moments clés. En résumé, Ferrer est fort. Tandis que Nadal évolue sur une autre planète.

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