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Andy Murray : "Je suis quand même content d’avoir été témoin de ça"

Murray : "Je suis quand même content d’avoir été témoin de ça"

Le 05/06/2016 à 22:59Mis à jour Le 05/06/2016 à 23:03

ROLAND-GARROS - Andy Murray n’a pas de chance. Il a vu Federer, Nadal et Djokovic marquer l’histoire chacun à leur manière. Le Britannique, qui n’est toutefois pas en reste sur les tablettes, a quand même vu un 8e titre majeur (sur 10) lui passer sous le nez. Dimanche, il n’a pas pu empêcher le "Djoko Slam", mais il ne pouvait être que flatté d’avoir vécu un moment si particulier.

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Même si la finale vous échappe, comment évaluez-vous cette quinzaine ?

A.M. : À l'heure actuelle, c'est très difficile de dire ce que je ressens. Si ce n'est que je suis très déçu, à l'évidence. Il y a quelques jours, j'aurais signé tout de suite pour être dans cette situation, parce que j'étais à la peine dans les premiers jours. En finale, on veut remporter le match. Ce que je n'ai pas fait aujourd'hui.

Novak a joué extrêmement bien. Il a commis très peu d'erreurs. Lorsqu'il prend le contrôle des points, c'est très délicat. Je n'ai pas été en mesure de dicter suffisamment de points après le début du match, c'est pour ça que c'était difficile. C'est la déception qui prédomine. Si j'avais été éliminé au premier tour, cela aurait été différent.

Vous avez joué cinq heures de plus que Novak pour arriver en finale. Des personnes vous auraient entendu dire au début du troisième set : "Je n’ai plus de jambes". Est-ce vrai ?

A.M. : Pour différentes raisons, nous avons eu un parcours difficile. J'ai joué des matches longs au début du tournoi. Le match contre Stan n'a pas duré très longtemps, contre Gasquet, j’ai joué 3 heures alors que Novak a joué un peu tous les jours en gagnant facilement. Les conditions, c'était un véritable défi pour tous les joueurs. Elles étaient très lourdes et lentes et si vous ne dictez pas le jeu, vous courez dans tous les sens. Ce n'est pas facile. Je me suis battu jusqu'à la fin. Je n'ai pas pu afficher mon meilleur tennis quand j'en avais besoin.

Comment avez-vous trouvé l’ambiance sur le court ? Le public n’est pas vraiment pour vous lors de cette finale ?

A.M. : À l'évidence, c'était difficile mais j'ai bien géré tout cela. C'est bien de connaître ce genre d'expérience dans sa carrière, ça vous donne un coup de fouet. Lorsque je vais jouer au Queen's ou à Wimbledon, l'ambiance sera différente. Je vais donc essayer de faire de mon mieux.

Avez-vous été surpris que le public ne vous encourage pas par rapport à Novak ?

A.M. : J'ai été déçu, mais cela m'importe peu. Cela complique quelque peu les choses mais, comme je vous l'ai dit, j'ai bien géré l'atmosphère. Cela n'a pas été un problème. J'ai joué contre Stan, Gasquet et l'ambiance n'était pas de mon côté, mais cela ne m'a pas gêné. Ce qu'a réalisé Novak aujourd'hui est spécial. Beaucoup de personnes voulaient être témoin de cet événement. Il mérite le soutien qu'il a reçu.

Vous appartenez, heureusement ou malheureusement, à la même génération que trois joueurs qui ont réussi à remporter les quatre tournois du Grand Chelem. Est-ce difficile à vivre pour vous ?

A.M. : C'est rare dans notre sport. Faire un Grand Chelem est remarquable. La profondeur du jeu est très élevée, et le niveau de tennis est excellent en ce moment. Je pense que cette situation ne va pas se reproduire dans le présent. Au cours de ces deux à trois dernières années, Novak a affiché un très bon niveau de jeu, il mérite sa victoire. J’ai été néanmoins content d'être le témoin de cela.

Pensez-vous que cette rivalité avec Novak vous motive pour être un meilleur joueur ?

A.M. : Bien sûr, Novak me pose un défi. Je ne suis pas loin de remporter les tournois du Grand Chelem. Les autres joueurs tels que Rafa, Novak et Roger l'ont fait. Il me reste quelques années pour y parvenir. À la fin de ma carrière, je serai content de ce que j'ai réussi. Je suis l'un de ces joueurs qui aura obtenu de très bons résultats. Je pense que ce que je réussis aura beaucoup de sens quand j'aurai fini ma carrière.

Vous vous êtes livrés avec Novak à des empoignades majeures, sur terre battue notamment, qui n'est pas votre surface de prédilection. Vous attendez-vous à vivre la même chose sur gazon ?

A.M. : Je l'ai joué deux fois sur gazon et j'ai gagné les deux matches. Au cours de ces dernières semaines et au cours de ces deux ou trois dernières années, mon niveau de jeu sur terre battue est excellent. J'espère que ce sera le cas sur le gazon. Le gazon est une surface plus naturelle pour moi. Je vais essayer de faire un bon parcours sur le gazon. Si je rencontre Novak, je vais me remémorer mes matches avec lui pour en tirer les enseignements.

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