Roland-Garros 2026 - Pour Novak Djokovic, la température est montée face à Valentin Royer : "J'espère ne plus jouer de Français"
Par Arthur Merle
Mis à jour 27/05/2026 à 22:16 GMT+2
Novak Djokovic heureux, mais Novak Djokovic grincheux. Vainqueur d'un combat de 3h45 face à Valentin Royer mercredi, le Serbe s'est agacé tout au long de la rencontre, contre à peu près tout et tout le monde, mais surtout le public, et n'a pas caché sa frustration à ce sujet après la rencontre. Une position qu'a en partie regrettée son adversaire tricolore en conférence de presse.
Djokovic n'a pas su tuer le match : "Ça va peut-être laisser des traces"
Video credit: Eurosport
Le soleil tapait fort, très fort sur le court Philippe Chatrier mercredi après-midi. Mais la température était certainement un poil plus élevée encore dans la tête de Novak Djokovic. Le Serbe est sorti gagnant d'une belle bataille mais a été sérieusement challengé par Valentin Royer, pas si loin d'embarquer ce match dans une manche décisive après un quatrième acte de haut niveau de jeu et de tension. "J'aurais bien aimé aller au cinquième set, honnêtement, a expliqué le Français en conférence de presse. Et on comprend pourquoi.
D'abord parce que le physique du vétéran de 39 ans a inévitablement été testé. "Je l'ai vu se plaindre un peu, s'étirer, mais bon c'est du Novak, il fait ça en général pour voir comment l'adversaire réagit, a poursuivi Royer. Et lorsque le soleil a peu à peu quitté le court central, la balle, devenue moins rapide, a laissé plus de temps à Royer pour s'organiser et frapper fort. Très fort. Mais au-delà de la caisse, des jambes et des réponses tactiques du Serbe, ce sont certainement ses nerfs que Royer aurait aimé tester dans une cinquième manche. Car au bout de la quatrième, ils avaient déjà été mis à rude épreuve.
Le triple vainqueur du Majeur parisien s'est agacé, y compris pendant deux premiers sets maîtrisés (6-3, 6-2), contre à peu près tout ce qui était imaginable : lui-même, la terre battue et ses rebonds piégeux, son clan, un photographe venu s'installer en plein jeu, un jeune ramasseur de balle tardant trop à lui apporter ce qu'il lui réclamait à un changement de côté et même son adversaire, coupable de ne pas s'être excusé tout de suite au terme d'un point qui l'avait vu accrocher la bande du filet. Mais surtout, le public du Philippe-Chatrier.
Il se plaignait beaucoup du bruit, mais vous devez vous y attendre
La moyenne d'âge du central est plus jeune un mercredi après-midi qu'un autre jour, naturellement, et les encouragements n'ont pas toujours, de manière isolée, été lancés dans le timing parfait. On a pu entendre quelques interventions malvenues entre deux services par-ci, des commentaires en plein échange par-là, notamment sur une balle de break à 5-3 dans la quatrième manche effacée par le Serbe. Qui n'a pas manqué de mimer un "chut" rageur dans la foulée.
"J'espère que je ne vais plus jouer contre des Français jusqu'à la fin du tournoi, a-t-il souri (jaune) au micro de Julien Benneteau lors de son interview sur le court. Merci beaucoup mais c'est suffisant pour moi. J'ai joué deux matches, j'ai l'impression que j'ai fini deux semaines de tournoi. Le soutien pour Valentin, ce n'était pas facile pour moi. Le dernier jeu était très chaud en termes d'ambiance".
Il y avait de quoi : le Français a sauvé trois balles de match avant de céder sur la quatrième et s'est même procuré une balle de break. "Quand je sauve la balle de match à 5-3 avec la demi-volée, je joue avec le public. Lui, il est resté calme et a réussi un ace ensuite. Du Novak typique", a raconté le Tricolore après coup. Sans pour autant tout cautionner.
"S'il s'est nourri du soutien pour moi ? Oui, comme toujours. J'avais l'impression qu'à chaque fois que la foule poussait pour moi, il prenait l'énergie de ce qui était en train de se passer. Il se plaignait beaucoup du bruit, mais vous devez vous y attendre. Je veux dire, c'est mercredi, le jour des enfants. Il y en a beaucoup, ils font du bruit. Il a pris cette énergie peut-être contre lui, comme d'habitude". Et l'a transformée en force, comme souvent. Mais la tension était encore visible sur son visage au moment de débarquer en conférence de presse. Et devrait de nouveau flotter dans l'air lorsqu'il devra faire face à l'armée brésilienne qui accompagne Joao Fonseca, son futur adversaire au 3e tour.
Sur le même sujet
Plus de détails
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/geo/country/flag/large/2202.png)
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/geo/country/flag/large/6944.png)
3
2
79
3
6
6
67
6
Commenté
Publicité
Publicité