Spray, massage... et clostébol : Umberto Ferrara, ancien préparateur physique de Jannik Sinner, sort du silence
Eurosport sur GoogleAncien préparateur physique de Jannik Sinner, Umberto Ferrara, est revenu sur le fameux épisode qui a mené le numéro un mondial à être testé positif au clostébol. Dans les colonnes de La Gazzetta dello Sport, il confirme avoir acheté lui-même le spray en question, mais uniquement pour son usage personnel et avec prescription de son médecin.
Oui, Sinner manque beaucoup au circuit...
Video credit: Eurosport
Jannik Sinner continue de prendre son mal en patience. Après tout, le numéro un mondial n'a pas le choix. Suspendu trois mois, soit jusqu'au 4 mai 2025, en raison d'un "accord de règlement" conclu avec l'Agence mondiale antidopage (AMA) après un contrôle positif au clostébol, l'Italien est toujours à l'arrêt.
Si son cas est "à des millions de kilomètres" d'un véritable épisode de dopage, comme indiqué par le conseiller général de l'AMA Ross Wenzel, confirmant ainsi la thèse de l'accident, Sinner a quand même accepté cette sanction, afin de mettre définitivement toute cette histoire derrière lui. Umberto Ferrara, qui en a été l'un des protagonistes en tant que préparateur physique du joueur, a d'ailleurs accepté de revenir dessus ce jeudi dans La Gazzetta dello Sport. Sa première prise de parole depuis les faits, qui remontent à Indian Wells 2024.
"J'utilisais ce spray (le Trofodermin, ndlr) depuis des années, a-t-il assuré. Il m'était prescrit par mon médecin spécialisé pour soigner une pathologie chronique. J'étais parfaitement conscient de l'interdiction (pour les athlètes) et je l'ai toujours manié avec grande prudence dans ma routine personnelle. Pourquoi emmener ce spray aux États-Unis ? Car il aurait pu me servir pour ma pathologie et pour l'avoir à ma disposition à l'étranger." Et ensuite ? Pourquoi l'avoir donné à Giacomo Naldi, l'ancien kiné de Jannik Sinner, auteur du message "fatal" sans avoir utilisé de gants ou s'être lavé les mains au préalable ? Une reconstruction que n'a d'ailleurs jamais remise en cause l'AMA.
"Incrédulité" et "stupeur"
"Je ne lui ai rien donné, poursuit-il. Je lui ai suggéré car il avait une coupure à un doigt qui ne cicatrisait pas et qui rendait difficile son boulot. Je fus très clair en lui communiquant la nature du produit et la nécessité de ne pas entrer en contact avec Jannik pour aucune raison. Et je lui avais donné l'autorisation de s'en servir uniquement dans ma salle de bain personnelle. Naldi n'a pas nié en avoir été informé, mais il a dit ne pas s'en souvenir. La nouvelle du contrôle positif ? Incrédulité et stupeur. Mais en entendant parler du clostébol, le lien avec le Trofodermin a été immédiat. En peu de temps, nous avons reconstruit toutes les étapes qui ont amené à la contamination de Jannik. Et nous avons fourni les preuves de l'achat du spray via une pharmacie de Bologne."
Umberto Ferrara, qui travaille désormais avec Matteo Berrettini, estime avoir subi "une grave atteinte à sa réputation personnelle et professionnelle" après cet épisode aussi maladroit que malheureux. "Aujourd'hui, c'est certain que je ne ferais plus confiance au comportement d'autrui. J'ai souffert de cette superficialité, parfois aggravée par de la mauvaise foi, avec laquelle beaucoup de personnes ont traité ma position dans cette affaire", conclut-il.
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