"Je vous écris parce je suis à prête à dire 'au revoir'." C'est par ces mots que Julia Goerges a débuté sa lettre d'adieu au tennis professionnel et au circuit WTA. A quelques jours de son 32e anniversaire (le 2 novembre prochain), l'Allemande, actuelle 45e joueuse mondiale, a annoncé sur son site internet et sur son compte Instagram qu'elle mettait un terme à une carrière riche de 7 titres notamment dont le dernier glané à Auckland début 2019. Son dernier match restera donc sa défaite au 2e tour de Roland-Garros il y a quelques jours contre sa compatriote Laura Siegemund.

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"Quand j'ai commencé le tennis à l'âge de 5 ans, je n'aurais jamais pensé que nous ferions un si un long chemin ensemble", a aussi écrit Goerges dans ce message accompagné par une photo d'elle petite fille, une raquette de tennis entre les mains, et d'autres de ses plus grandes victoires. L'Allemande aura ainsi été un exemple de régularité au plus haut niveau. De Wimbledon 2007 à l'Open d'Australie 2020, elle a joué 47 grands tableaux consécutifs dans les tournois du Grand Chelem. Une série interrompue par sa décision de ne pas jouer l'US Open à huis clos cette année, avant de rendre du côté de la Porte d'Auteuil une dernière fois.

Une demie à Wimbledon à son zénith

Malgré un potentiel indéniable, un grand service (grâce notamment à sa taille, 1 mètre 80) et une belle frappe de balle à l'échange, Goerges n'a pourtant pas totalement répondu aux grandes attentes placées en elle. En Allemagne, certains la voyaient à ses débuts en héritière de Steffi Graf, une succession bien lourde à porter. Elle n'a ainsi fait qu'un coup d'éclat en Majeur, c'était à Wimbledon en 2018 lorsqu'elle a atteint une belle demi-finale, perdue sèchement face à Serena Williams.

Ses difficultés dans les déplacements ont sans doute limité ses ambitions, tout comme une certaine inconstance sur le plan mental. Mais Goerges a eu le courage, au creux de la vague, en 2015 de changer toute la structure qui l'accompagnait (coach et préparateur physique notamment) pour relancer sa carrière. C'est d'ailleurs grâce à ce second souffle qu'elle a obtenu une place dans le top 10 dans la foulée de son beau parcours au All England Club en août 2018 (9e joueuse du monde au mieux).

Lors de cette saison 2020 tronquée par le coronavirus, elle n'a toutefois pas pu faire mieux qu'un quart de finale à Auckland. Appréciée sur le circuit, elle aura donc pris le même chemin qu'une Pauline Parmentier qui a dit stop également après un dernier tour de piste à Roland.

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28/11/2020 À 16:38