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Murray "l'affamé"
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Publié 26/08/2011 à 17:51 GMT+2
Pour John McEnroe, 2011 pourrait être l'année d'Andy Murray à l'US Open. Selon l'ancien N.1 mondial, l'Ecossais, récent vainqueur à Cincinnati, est celui qui sera le plus affamé du tableau masculin.
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Crédit: Eurosport
Entre le cannibale Djokovic, le tenant du titre Nadal et la référence Federer, difficile de se faire une place parmi les favoris du prochain US Open. Et pourtant, Andy Murray estime avoir les armes pour décrocher son premier Flushing Meadows. Si l'Ecossais, trois fois finaliste malheureux en Grand Chelem, a déjà affirmé qu'il se sentait capable de remporter son premier titre majeur, John McEnroe en a rajouté une couche en estimant que l'Ecossais pouvait être couronné à New York. "Le plus affamé des joueurs du tableau devrait être Murray. Je pense que c'est sa meilleure chance de gagner un Grand Chelem."
L'image "d'affamé" est d'autant plus intéressante que Murray a récemment avoué qu'il s'impose depuis cet été un régime sans gluten, comme l'actuel N.1 mondial. De là à avoir la même réussite, il y a encore un monde, le Britannique montrant surtout une défaillance mentale chronique en Grand Chelem, la finale de l'Open d'Australie perdue face à Djokovic étant le dernier exemple en date. Mais l'appétit du N.4 mondial est d'autant plus aiguisé qu'Andy reste sur une victoire au Masters de Cincinnati face au N.1 mondial. Certes, le Serbe, touché à une épaule, a laissé la victoire en finale, mais le N.4 mondial a vu son capital confiance, qui a joué au yo-yo toute la saison, repartir à la hausse.
"J'ai fait une bonne semaine, a commenté l'Ecossais après sa victoire à Cincy, sa première en compagnie de son nouveau coach Roger Rasheed. Cela compense celle de Montréal où j'ai été éliminé dès mon entrée en lice (face au Sud-Africain Kevin Anderson, NDLR). Je n'ai pas perdu un set et même si la partie s'est finie de façon frustrante, il y a eu des échanges intéressants. (...) Les conditions de jeu à Cincinnati sont similaires à New York. Le temps est souvent humide et la surface est identique. Alors, si vous jouez quelques bons matches, ça vous donne confiance pour l'US Open."
Le ciment américain lui plaît et lui a bien rendu avec cinq Masters sur sept remportés sur le sol US et une finale de Flushing Meadows, sa première finale en Grand Chelem, jouée en 2008 et perdue face à Roger Federer. Cette première aurait dû en appeler d'autres. Pourtant Murray reste sur deux désillusions à New York. En 2009, Marin Cilic a eu raison en huitième de finale de l'Ecossais, alors N.2 mondial mais touché au poignet. L'année suivante, Stanislas Wawrinka l'éliminait dès le 3e tour. En 2011, Andy Murray, qui débutera face à l'Indien Somdev Devvarman, pourrait avoir sa revanche face au Suisse en huitièmes de finale. Avant de viser des quarts de finale éventuellement face à Robin Söderling, Juan Martin Del Potro (voire Gilles Simon), puis Rafael Nadal dans le dernier carré. Pour recroiser Novak Djokovic, il devra aller en finale. Le parcours du combattant habituel. L'affamé Murray aura du pain sur la planche.
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