Djokovic, première frayeur

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Novak Djokovic n'a eu besoin que de trois sets, 7-6 (16-14), 6-4, 6-2, pour venir à bout du déroutant Alexandr Dolgopolov en 8e de finale de l'US Open, mais il s'est fait peur lors d'un premier set dantesque. Djokovic retrouvera Tipsarevic, tombeur de Ferrero, pour un quart 100% serbe.

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Crédit: Eurosport

Cette fois, Novak Djokovic a (un peu) tremblé. Le Serbe n'a pas affiché la même maitrise ni la même réussite que depuis le début de l'US Open. Il faut dire que dans le rôle de l'empêcheur de tourner en rond, Alexandr Dolgopolov est parfait. Et le Serbe a connu quelques sueurs froides face à l'inconstant mais talentueux Ukrainien en 8e de finale. Certes, il n'a fallu que trois sets au numéro 1 mondial pour composter son billet pour les quarts de finale (7-6, 6-4, 6-2) mais le score est en trompe l'oeil et rien ne fut facile pour lui. La joie de Djokovic après avoir inscrit son 16e point d'un tie break dantesque (16-14) dit tout de la crispation du Serbe en début de rencontre.
Djokovic a d'abord souffert le martyr face aux revers coupés de son adversaire. Contraint de jouer très bas, Djokovic, qui a clairement manqué d'intention lors du premier set, n'a pas affiché sa maîtrise habituelle et les coups droits croisés du fantasque Dolgopolov l'ont souvent laissé sur place. Le 23e joueur mondial, au jeu indécryptable, s'est offert quatre balles de premier set mais ses trop grosses prises de risque sur les points clés lui ont coûté le gain de la manche. Djokovic s'en est sorti au terme d'un acte initial irrespirable. "Cela a été le tournant du match. Cela faisait longtemps que je n'avais pas joué sur le Louis-Armstrong, j'étais nerveux et Alex a bien joué, a dit Djokovic. Les conditions étaient difficiles et avec ses balles basses, son slice et ses changements de rythme, il s'en est bien accommodé. J'étais désorienté sur le court", a affirmé le Serbe.
Insaisissable Dolgopolov
Une issue qui a clairement coupé l'inspiration de l'Ukrainien qui a laissé filer les trois premiers jeux du deuxième set. Djokovic semblait alors s'être définitivement dégagé la voie vers les quarts. Mais Dolgopolov est insaisissable et a de nouveau sorti quelques coups improbables de sa raquette pour revenir à 3-2. Insuffisant pour autant face au Serbe qui a retrouvé du rythme dans son jeu une fois la première manche dans la poche. Dolgopolov a continué de faire la pluie et le beau temps jusqu'à la fin de la rencontre (25 coups gagnants, 44 fautes directes) et son début de troisième set au cours duquel il a de nouveau concédé son service d'entrée a fini d'enterrer ses derniers espoirs de qualifications.
Dolgopolov a semé de belles promesses mais a, comme souvent, eu du mal à canaliser ses excès de créativité. La machine Djokovic, d'abord décontenancée, s'est alors mise en route pour une fin de match à sens unique (6-2). Le numéro 1 mondial retrouvera son compatriote Janko Tipsarevic, tombeur de Juan Carlos Ferrero (7-5, 6-7, 7-5, 6-2) en 8e, pour un quart 100% serbe, une première en Grand Chelem. Et pour cause, Tipsarevic atteint pour la première fois de sa carrière ce stade de la compétition. A 27 ans, il effectue la meilleure saison de sa carrière. Cet été, il a été quart de finaliste à Washington et demi-finaliste à Montréal (Masters 1000). "Ce que fait Novak est une blague. Je ne peux pas croire que quelqu'un n'a perdu que deux matches cette année. Si je rentre sur le court en étant impressionné parce que c'est mon premier quart de finale de Grand Chelem en me disant que je joue Novak et que je vais faire de mon mieux, ça ne le fera pas", a souligné Tipsarevic, conscient que c'est une montagne qui l'attend.
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