US Open 2025, simple messieurs – Jannik Sinner bousculé par Denis Shapovalov mais qualifié en quatre sets pour les huitièmes

L'intouchable Jannik Sinner ne l'a pas été tant que ça ce samedi. Il a même été sérieusement testé en concédant la première manche et en restant longtemps sous la menace d'un Denis Shapovalov qui avait retrouvé toute sa flamboyance. Mais le numéro 1 mondial a su garder la tête froide pour s'imposer 5-7, 6-4, 6-3, 6-3 et se hisser en huitièmes de finale, face à Tommy Paul ou Alexander Bublik.

Jannik Sinner - Denis Shapovalov - Les temps forts du match - US Open

Video credit: Eurosport

Alerte : Jannik Sinner a perdu un set, ce qui ne lui arrive quasiment jamais notamment sur dur. Il était même mené d'un set, mais il a fini par renverser la tendance pour s'imposer en quatre manches face à un Denis Shapovalov (N.27) tour à tour superbe puis muselé, et finalement battu 5-7, 6-4, 6-3, 6-3 en 3h12, ce samedi au troisième tour de l'US Open. Le numéro 1 mondial, tenant du titre, se qualifie ainsi pour les huitièmes de finale et peut attendre bien sagement le nom de son adversaire : ce sera soit Tommy Paul (n°14), soit Alexander Bublik (n°23), qui vont désormais s'affronter en night session.
Jusqu'ici, Jannik Sinner et Carlos Alcaraz se regardaient un peu en chiens de faïence depuis le début de cet US Open où ils avaient remporté leurs deux premiers tours dans des temps de passage quasiment identiques, sans concéder le moindre set ni le moindre break. Dans ce duel à distance entre les deux écrasants favoris du tournoi, l'Italien a donc été le premier à lâcher du lest en perdant un set, le premier, face à un Denis Shapovalov très inspiré, contre lequel il s'était déjà incliné, du reste, au premier tour de l'Open d'Australie 2021.
C'était un autre temps. Depuis, l'Italien a pris une tout autre épaisseur tandis que le Canadien a rejoint le club surbooké des grands espoirs déchus. Déchus ? Pas tant que ça, finalement. Pas tout à fait. Pas encore. A 26 ans, le natif de Tel Aviv a montré que sa somptueuse patte gauche était encore capable de toutes les fulgurances. Et que sous la houlette de son nouvel entraîneur suédois Mikael Tillström, l'ancien coach de Gaël Monfils, il avait peut-être enfin retrouvé une ambition à la hauteur de son talent.
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Amorti, lob, Shapovalov a tenté mais Sinner a résisté : le rallye remporté par l'Italien en vidéo

Video credit: Eurosport

Rentrant dans son match tambour battant, il a en tout cas cueilli à froid un Jannik Sinner qui, lui, a mis un peu de temps avant de mettre en place son rouleau compresseur habituel. Le Transalpin avait fait l'effort, pourtant, pour revenir de 5-2 à 5-5, avant de finalement craquer à 6-5 en commettant une double faute sur balle de set. Signe, encore, d'une certaine fébrilité.
Mais Sinner ne serait pas Sinner sans cette capacité quasiment glaçante à garder la tête froide, même dans les moments les plus chauds. Il n'y avait pas encore le feu au lac, d'accord. Mais il y avait tout de même obligation de réagir, et vite, avant que la "bombe" canadienne ne prenne définitivement feu. Le numéro 1 mondial a donc fait son job : il a éteint l'incendie en haussant très progressivement le curseur dans tous les compartiments du jeu, pendant que Shapovalov, lui, faisait chemin inverse.

24e victoire consécutive dans un Grand Chelem sur dur

Les statistiques très "shapovalesques" résument d'ailleurs tout : 47 fautes directes (dont neuf doubles) pour 30 coups gagnants, lesquels ont dégouliné de moins en moins fort au fil des sets : 11 au premier, puis huit, puis six, puis quatre, puis cinq… Les jours de Shapovalov dans cet US Open étaient comptés, à rebours, par ces chiffres.
Le quart de finaliste de l'édition 2020 eut pourtant une autre opportunité dans le troisième set où il se détacha 3-0. Mais ce fut, quelque part, son chant du cygne. Jannik Sinner serra définitivement les boulons et roula sur une fin de partie dont le suspense s'évapora très vite au quatrième set.
Une victoire, sa 24e d'affilée dans un Grand Chelem sur dur, qui permet donc à Jannik Sinner de se qualifier pour les huitièmes de finale mais, aussi, de soigner ses chiffres : à 24 ans et 14 jours, il est le quatrième plus jeune joueur à compter désormais au moins vingt victoires dans les quatre Grands Chelems, après Rafael Nadal (23 et trois mois), Boris Becker (23 ans et cinq mois), Novak Djokovic (23 ans et sept mois), Roger Federer et Mats Wilander (24 ans et 10 mois). Que du très lourd.
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