Eurosport
Roddick, premier fracas !
Par
Publié 08/09/2003 à 14:10 GMT+2
Andy Roddick a gagné son premier titre du Grand Chelem, dimanche, en battant Juan-Carlos Ferrero en finale de l'US Open. En frappant ses services à des vitesses astronomiques, l'Américain n'a laissé aucune chance à son adversaire, visiblement exténué, qu
Eurosport
Crédit: Eurosport
US OPEN, finale messieurs
RODDICK (Usa, 4) bat Ferrero (Esp, 3) 6-3, 7-6 (7/2), 6-3
Le gamin du Nebraska l'a fait. A 21 ans, comme Federer avant lui à Wimbledon, Andy Roddick a remporté son premier titre du Grand Chelem. Un honneur que tous lui prédisaient il y a longtemps déjà, quand Tarik Benhabiles entraînait ce fougueux américain, quand la presse s'intéressait plus à son caractère explosif qu'à son palmarès.
Ce dimanche 7 septembre, Andy Roddick, qui comptait autant de titres que Ferrero vant la finale (10) a inscrit la première ligne de ses victoires en Grand Chelem. Un succès mérité, presque logique au vu des résultats de l'été, mais qui éclate au grand jour comme celui de Federer à Wimbledon. Les frustrations, la peur de ne pas être au niveau sont désormais derrière lui.
Le scénario de ce match a complèté une journée de célébration toujours très solennelle. Après les adieux de Sampras, de Chang, les organisateurs ont rendu hommage à quatre grands joueurs et joueuses qui s'illustrèrent à l'US Open. Billie Jean King, Rod Laver, Chris Evert et Jimmy Connors. La bannière étoilée déroulée, Ferrero et surtout Roddick, pouvaient rentrer sur le court avec l'idée de rentrer dans la légende.
Ferrero conteste
La casquette enfoncée sur le crâne, Roddick n'a montré aucune émotion. Concentré, avec des gestes secs et rapides, l'Américain a pris des allures d'Agassi. Mauvaise augure pour Ferrero qui semblait dans les premiers jeux curieusement excessivement décontracté. Souriant à des personnes autour du court, et assez bavard après quelques décisions des juges de ligne. Ainsi à 2-1, Ferrero râle et perd un échange sur la première balle de break de Roddick. Un point qui a précipité le jeu de l'Espagnol dans les ornières du court Arthur Ashe. Il n'en est plus ressorti.
Conforté par les erreurs inhabituelles de Ferrero, Roddick a eu un mérite extraordinaire, et ce dès le premier set, de ne jamais baisser sa garde. En confiance, l'Américain a accéléré ses services, atteint des sommets en première balle (225 km/h au premier set, le record du tournoi). Le break a donc été suffisant aupremier set.
"Il faisait des aces ou je faisais des fautes"
"Je n'ai pas joué mon tennis" a déclaré Ferrero à la fin de la partie désolé de n'avoir pas pu montrer sa réelle valeur. Dans le second set, le joueur a beaucoup tenté, mais si son service ne l'a pas lâché, il n'a jamais pu imposer sa cadence à la rencontre. "Il n'y a pas eu de rythme dans la partie " a-t-il ajouté, "Il faisait des aces, ou je faisais des fautes". Un constat qui traduit l'impuissance du nouveau numéro 1 mondial face à la brutalité des coups de Roddick.
En coup droit comme en revers, l'Américain a fait exploser la balle sans retenue mais sans exagération. Capable de patience quand Ferrero renvoyait son service, il a également négocié à la perfection le seul moment de doute du match : le tie-break.
"El Mosquito", piqué dans son honneur, a répondu une première fois à un passing à bout portant par un passing croisé court de coup droit en bout de course superbe. 1-2, et mini-break pour son adversaire. Mais une fois de plus, contrôlant un Ferrero incapable de gifler la balle comme il l'avait si bien fait à Roland-Garros, l'Américian s'est imposé sans difficultés 7 points à 2.
The End version Western
Le troisième set, sans être une formalité n'a fait que confirmer le désarroi de Ferrero. A 3-3, ce dernier a eu deux balles de break, mais deux coups "boisés" ont réduit ses chances de "comeback" à néant. "Je voulais aller aussi vite que possible. Je voulais servir fort, aller vite. C'est tout " a expliqué Roddick, toujours incrédule lors de la conférence de presse. En effet, cette petite frayeur passée, tout est vite rentré dans l'ordre, et l'Espagnol rentré dans ses petits souliers. A 3-4, 30/40 pour Roddick, Juan-Carlos a commis une double faute qui le condamnait.
Effectivement, le jeu suivant, Andy claque trois aces comme le héros du Western dégaine son arme dans le duel final. The End. Happy End pour Flushing.
En écho aux pleurs de départ de Sampras répondent les pleurs d'arrivée de Roddick qui est monté dans les tribunes et a embrasse tous les spectateurs un par un... Tout le monde est ravi sauf Ferrero qui ne comprend pas sur sa chaise comment on peut être numéro 1 mondial et aussi déçu.
Andy Roddick vient de faire son entrée fracassante dans la légende de l'US Open.
Publicité
Publicité