Piscine à Flushing

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Mardi, Flushing Meadows s'est transformé en piscine. La pluie diluvienne, tombée sur New York, a laissé peu d'espoirs de voir des matches complets. Mais l'absence de bâches protectrices pendant les intempéries freine considérablement leur reprise. A chaqu

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Crédit: Eurosport

Beaucoup se plaignent de Flushing Meadows. Perdu derrière l'aéroport de la Guardia à New York, le site du dernier tournoi du Grand Chelem est aussi aimé que détesté. D'abord pour ses odeurs de nourriture échappées des cuisines, ensuite pour son organisation. Quand la pluie s'invite, il faut beaucoup de temps avant les matches ne reprennent une fois le "beau temps" revenu. Et la 2e journée de l'US Open a relancé la polémique.
Melbourne a trouvé la parade : pour ne pas être dépendant du temps (pluie diluvienne comme canicule), l'Open d'Australie a doté deux de ses courts principaux d'un toit. Rétractable, ce "parapluie de métal" permet de ne pas prendre de retard dans l'organisation du premier tournoi de Grand Chelem de la saison.
Un drôle et long séchage manuel
Si les autres tournois n'ont pas encore adopté cet avancée technologique, Roland-Garros comme Wimbledon ont recours à des bâches de protection pour éviter que les courts, composés de terre battue pour l'un et d'herbe pour le second, ne soient endommagés. Mais pas à New York. Aussi bizarre que cela puisse paraître, qu'il pleuve ou qu'il vente, aucune protection ne recouvre les terrains de béton. Le plus grand court du monde devient alors la plus grande piscine du monde.
Du coup, après chaque interruption de la pluie, les organisateurs sont obligés de sécher les courts "manuellement" : à l'aide de petites voitures qui sillonnent les lignes, l'eau est rassemblée, des ventilateurs viennent évaporer l'humidité et les ramasseurs de balles, armés de serviettes, jouent des coudes et des pieds pour essuyer les gouttes rebelles, notamment sur les lignes blanches peintes, dangereuses si elles sont trempées. Bilan de l'opération : 45 minutes de perdues.
Le retard pris se gère
Une fois le terrain sec, les joueurs peuvent enfin y remettre les pieds... à condition que la pluie ne refasse pas son apparition entre temps ! Sinon, tout le processus est minitieusement repris. La 2e journée du tournoi version 2006, qui n'a vu aucun match se terminer, a été le théâtre de ce "ballet spécial". Flushing Meadows a toujours connu des interruptions dues à la pluie. Bon nombre de tournois du Grand Chelem y sont techniquement préparé.
L'US Open ne déroge pas à la règle : si la pluie insiste, il faut tout faire pour que le tournoi ne prenne aucun retard. En 1908, la pire année, quatre jours de retard ont été accusées. En 1915, la première journée a été annulée. Les finales de 1924, 1938, 1969 et 1987 se sont même jouées un lundi en raison des reports successifs tout au long des quinze jours. Mais cette année, nous n'en sommes encore là. A moins que le mauvais temps persiste.
Les matches débutés lors de la deuxième journée
. Tableau messieurs (1er tour)En savoir plus : Monfils et Santoro attendrontLleyton Hewitt (AUS/N.15) - Albert Montanes (ESP) 5-5Gaël Monfils (FRA/N.27) - Michael Russell (USA) 6-2Fernando Verdasco (ESP/N.22) - Fabrice Santoro (FRA) 2-1
. Tableau dames (1er tour)En savoir plus : Après la pluie, Mauresmo ?Amélie Mauresmo (FRA/N.1) - Kristina Barrois (GER) 6-1, 2-5Anastasia Myskina (RUS/N.11) - Victoria Azarenka (BLR) 0-1Na Li (CHN/.24) - Maria Sanchez Lorenzo (ESP) 4-3Jamea Jackson (USA) - Tsvetana Pironkova (BUL) 4-1Meghann Shaughnessy (USA) - Roberta Vinci (ITA) 3-0
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