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Müller, l'invité surprise

Müller, l'invité surprise
Par Eurosport

Le 02/09/2008 à 02:35Mis à jour

Gilles Müller est la grande sensation de l'édition 2008 de l'US Open. Le Luxembourgeois, 130e au classement ATP, a réussi à se frayer un chemin jusqu'aux huitièmes de finale en se débarrassant successivement de Tommy Haas et de Nicolas Almagro en cinq man

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US OPEN - TABLEAU MESSIEURS - 3e tour

Gilles Müller (LUX, Q) - Nikolay Davydenko (RUS/N.5)

Rafael Nadal, Roger Federer, Novak Djokovic, Nikolay Davydenko, Andy Roddick, Andy Murray.... quasiment tous les plus grands noms de la planète tennis ont répondu présent au rendez-vous des huitièmes de finale de l'US Open. Dans cette constellation de stars, un intrus s'est cependant invité à la fête. 130e mondial, pas un seul titre au compteur, Gilles Müller est la grande sensation de l'édition 2008 de la dernière levée du Grand Chelem. Son accession au quatrième tour ne doit cependant rien au hasard puisque sur sa route, le Luxembourgeois a écarté l'Allemand Tommy Haas, ancien numéro 2 mondial, et le coriace Espagnol Nicolas Almagro, 10e à la Race. A chaque fois en cinq sets. A chaque fois après avoir été mené deux sets zéro.

Deux années de galère

"C'est assez incroyable, j'ai du mal à réaliser , a-t-il réagi à l'issue de sa victoire homérique face à Almagro après avoir sauvé deux balles de match. Tout est dans la tête, tout est une question de confiance. Après 2005, j'ai commencé à perdre des matches. Je me posais pas mal de questions. Je me demandais si je ne ferais pas mieux d'arrêter le tennis. Aujourd'hui, je me dis que j'ai bien fait de continuer".

Des coups d'éclat dans le passé

Avant 2005, Gilles Müller avait cependant déjà montré à plusieurs reprises un potentiel prometteur. Après avoir décroché le titre de champion du monde junior en 2001 avec une victoire à l'US Open et une place de finaliste à Wimbledon, il signe plusieurs coups d'éclats fracassants au cours de ses premières années pro. Finale à Washington en 2004 après un succès face au grand Andre Agassi, à Los Angeles la saison suivant, victoire face à Andy Roddick à l'US Open et face à Rafael Nadal à Wimbledon en 2005, des victimes de marque, preuve que de talent, il ne manque pas.

"Je ne suis pas un meilleur joueur qu'avant", assure pourtant Gilles Müller qui tire dans les exploits de certains de ses prédécesseurs une raison de croire à un avenir plus radieux. "J'y crois. Personne ne connaissait Marcos Baghdatis avant qu'il aille en finale de l'Open d'Australie. C'est la même chose cette année avec Jo-Wilfried Tsonga qui a su revenir de plusieurs blessures. Pourquoi est-ce que ça ne m'arriverait pas ?". Nikolay Davydenko, son adversaire en huitièmes de finale, est prévenu. A 25 ans, Gilles Müller a à coeur de rattraper le temps perdu.

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