"Le tennis pour rivaliser"

Andy Murray, tombeur de Rafael Nadal en demi-finale de l'US Open, assure qu'il a "le tennis pour rivaliser" avec Roger Federer en finale de Flushing Meadows. Et ce, même si l'ancien N.1 mondial est quadruple vainqueur à New York et en quête d'un cinquième

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Crédit: Eurosport

US OPEN 2008 - FINALE MESSIEURS
Roger Federer (SUI/N.2) - Andy Murray (GBR/N.6)Face-à-face : 2/1 pour Murray.
A quoi attribuez-vous vos progrès cette saison ?
A.M. : Je travaille avec un nouvel encadrement depuis la fin 2007 et j'ai commencé à m'entraîner plus intensivement physiquement. Vous savez, la douleur que vous ressentez à l'entraînement sur une piste d'athlétisme est bien plus forte que celle sur un court de tennis. Aujourd'hui, je sens que je n'ai rien à craindre sur le court car je sais que j'ai travaillé suffisamment dur pour ne pas me trouver d'excuses et pour ne penser qu'à mon tennis. Dans le passé, ce n'était pas le cas. Maintenant je voyage avec un préparateur physique et je bosse dur hors court. Cela a pris sept à huit mois mais ça a payé. Et je peux encore m'améliorer physiquement. Mais la clé, c'est peut-être ma progression au plan mental, c'est ça qui a fait la différence.
Vous en êtes à deux victoires pour une défaite contre Federer. Cela vous donne-t-il de la confiance avant la finale ?
A.M. : J'ai déjà bien joué contre Federer dans le passé mais je pense qu'une finale de Grand Chelem est forcément différente de tous les autres matches que j'ai pu jouer contre lui. Il est sur une série d'une trentaine de victoires consécutives ici (33, ndlr) alors il va forcément être en confiance. En plus, il a beaucoup d'expérience alors que tout ça, c'est nouveau pour moi. Il va falloir que je joue à mon meilleur niveau pour le battre mais j'ai bien joué ces dernières semaines. J'ai suffisamment bien joué pour battre le N.1 mondial et j'ai déjà gagné contre Federer: j'ai le tennis pour lutter contre ces gars. Il faut juste que je le sorte pendant trois sets sur cinq, pas pendant un set ou deux.
Le fait que Federer aura eu 24 heures de récupération de plus que vous est-il un problème ?
A.M. : C'est sûr que c'est un peu mieux d'être à sa place qu'à la mienne mais c'est une finale de Grand Chelem. Ce n'est pas parce que j'aurai joué la veille que je ne vais pas me donner à 110%. Cela ne fera de différence lundi.
Quels sont vos points communs et vos différences avec Federer ?
A.M. : Je dirais que nous sommes des joueurs naturels, plutôt doués avec les mains. Après, je pense que Roger a un style plus agressif que le mien actuellement, il va un peu plus vers l'avant. Moi je retourne les services de façon un peu défensive, il est peut être plus entreprenant que moi en retour.
Pensez-vous que Federer a mieux joué à l'US Open, notamment contre Djokovic, que durant le reste de la saison ?
A.M. : Je n'ai pas vu son match contre Djokovic, mais je pense qu'il a bien joué depuis le début du tournoi, même s'il n'a pas eu la partie difficile contre Andreev (en 8e de finale). Mais il était en finale à Roland-Garros, à Wimbledon, en demi-finale à l'Open d'Australie et il est en finale ici, pour la cinquième année consécutive. C'est une série incroyable et je ne comprends pas pourquoi tout le monde pense qu'il ne joue pas bien.
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