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Rublev est à un pas de son idole

Rublev est à un pas de son idole

Le 04/09/2017 à 01:08

US OPEN 2017 – Andrey Rublev, 19 ans, découvre lundi les huitièmes de finale en Grand Chelem. Opposé à David Goffin, le Russe aura fort à faire. Il rêve pourtant de franchir le cap, notamment pour retrouver son idole d'enfance en quarts, un certain Rafael Nadal.

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Si Denis Shapovalov a focalisé l'attention ces dernières semaines et depuis le début de cette quinzaine, un autre "petit" jeune cogne à la porte. Il a un nom de héros à la Tarkovski, s'appelle Andrey Rublev et il est à peine plus vieux de Shapovalov. Fin comme une asperge, Rublev n'a pas encore 20 ans.

Mais il compte déjà un titre à son palmarès, conquis au mois de juillet à Umag. Et le voilà qui pointe également le bout de son nez en Grand Chelem, où il figure pour la première fois en seconde semaine. Avec, au passage, une victoire sur Grigor Dimitrov, qui avait une bonne tête d'outsider dans ce tournoi. Une première pour lui contre un membre du top 10.

Pour lui aussi, c'est donc l'été qui change tout. Il a furtivement intégré le Top 50 et quoi qu'il arrive, il s'y installera confortablement après l'US Open. En attendant Shapovalov, Rublev est pour l'instant le seul des 50 premiers à l'ATP à avoir moins de 20 ans. "Shapo" renvoyé à ses études par Carreno Busta, le destin des "Young guns", comme les a baptisés à l'ATP repose sur les épaules du Moscovite. Lundi, après Dimitrov, un autre gros morceau l'attend en la personne de David Goffin. S'il passe l'obstacle, ce qui n'est quand même gagné, Rublev rêve d'un quart de finale contre celui qu'il admire tant.

Andrey Rublev

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" Federer, j'admirais son jeu, mais ce n'était pas une idole "

Bien plus que Roger Federer, l'idole d'enfance du jeune Andrey se nomme en effet Rafael Nadal. Enfin, une des deux. "Quand j'étais enfant, mon idole, c'était Marat Safin, dit-il. Je regardais tous ses matches, il est le premier joueur dont je me souvienne et que j'ai vraiment aimé." Puis il y a eu Nadal, auquel il s'est identifié comme personne. "Lui aussi a été mon idole. Avec Safin, ce sont mes deux joueurs préférés. Federer, j'admirais son jeu, mais ce n'était pas une idole. Nadal, j'achetais les mêmes tenues que lui, chaque fois qu'il avait une nouvelle collection. J'essayais de le copier", sourit le Russe.

Nadal est là, à la fois si près et si loin. Ce serait une première entre l'espoir russe et l'homme aux 15 titres du Grand Chelem. Le tout en quart de finale de Grand Chelem, sur le court Arthur-Ashe, on imagine à quel point ce serait colossal pour lui. Mais l'obstacle Goffin est coton. "Si je veux avoir une chance contre lui, je n'ai pas beaucoup d'options, juge-t-il. Je vais devoir essayer de jouer mon jeu, d'être dans un bon rythme. Si je joue trop lentement, je suis mort. Je n'aurai aucune chance." Il connait les clés du problème. C'est le prix pour avoir une chance de montrer à l'idole que la copie vaut le coup, elle aussi.

Vidéo - Quand Rublev s'énerve, c'est un véritable ballet

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