Tout un Royaume le regarde. Six années après la dernière apparition d’un Britannique en demi-finale de Wimbledon, Andy Murray donc, qui en fut même le vainqueur en 2016, Cameron Norrie a rendu fou de joie le public de Wimbledon en se qualifiant pour le dernier carré du Grand Chelem sur gazon.
Sous les yeux d’une partie de la famille royale, William et son épouse Kate, étaient en effet présents dans les tribunes du court n°1, et d’un public chauffé à blanc, le brillant gaucher est allé chercher sa victoire à la force du bras.
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Il a fallu cinq manches (3-6, 7-5, 2-6, 6-3, 7-5 et 3h38 pour que Norrie vienne à bout du coriace David Goffin, complément retrouvé lors de ce Wimbly 2022. Il jouera le triple tenant du titre Novak Djokovic pour une place en finale. Ce sera l’équivalent de gravir l’Everest, mais le 12e mondial a bossé comme un damné depuis quatre ans, date de son arrivée dans le Top 100, pour arriver à ce stade d’un tournoi du Grand Chelem.

Un coup droit qui a fait du bien

Comme Djokovic quelques heures plus tôt, Norrie a dû se sortir des griffes de son adversaire pour faire la différence dans ce qui a été un match accroché et très indécis. Tout s’est donc joué sur des détails. Une fois revenu à deux manches partout, après avoir été mené un set à rien et deux sets à un, Norrie a lâché ses coups, au point de rendre son jeu assez illisible, encore plus illisible.
C’est principalement avec ses changements de direction en coup droit qu’il a surpris le métronome Goffin. Sa couverture de terrain et son jeu défensif ont également été des armes importantes dans la quête de ce succès. Plus complet qu’on ne le pense, Norrie a surtout souffert de ne pas disposer d'une première balle plus impactante. Il devra régler ça pour gêner Djokovic.
Le natif de Johannesburg est allé chercher le break décisif à 5-5 dans le dernier acte. En faisant jouer le coup en plus à son adversaire, légèrement fatigué sur la fin, après ce thriller. Deux fautes directes et deux fautes provoquées de Goffin ont permis à Norrie d’aller chercher ce break blanc décisif, alors que le super tie-break pointait le bout de son nez.
Il a ensuite bouclé sur son service, non sans subir le baroud d’honneur du 58e mondial. Sans lendemain. C'était bien le jour de gloire pour Norrie, en attendant de défier le maître des lieux.

Cameron Norrie

Crédit: Getty Images

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