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Carlos Alcaraz devient le sixième joueur de l'ère Open à réaliser le doublé Roland-Garros - Wimbledon
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Publié 14/07/2024 à 19:03 GMT+2
Sacré ce dimanche à Wimbledon face à Novak Djokovic, Carlos Alcaraz a réussi le doublé après son titre à Roland-Garros le 10 juin dernier. Il est le sixième joueur de l'ère Open à réaliser cette prouesse mais surtout le plus jeune. Son aptitude à gagner partout est déjà une dimension forte de son tennis. Et ce doublé pourrait en appeler d'autres.
Carlos Alcaraz embrasse le trophée de Wimbledon 2024
Crédit: Getty Images
Une finale à sens unique pour un gamin sans égal. Ce dimanche, en remportant son deuxième tournoi de Wimbledon, en dominant de la tête et des épaules Novak Djokovic (6-2, 6-2, 7-6), Carlos Alcaraz a pris une dimension supplémentaire, encore un peu plus historique. L'Espagnol est ainsi rentré dans le cercle fermé des joueurs ayant réalisé l'enchaînement fou Roland-Garros – Wimbledon, un doublé si atypique tant le passage au gazon après la terre battue et le temps de préparation au Majeur anglais réclament du temps. Mais Alcaraz est trop pressé pour ces considérations.
Ce dimanche, il fait donc partie d'une caste de champions atemporels puisqu'il est devenu le sixième, uniquement, à réaliser cette prouesse. Et preuve que les comparaisons avec le "Big Three" vont finir par faire sens, les derniers à l'avoir réalisée étaient évidemment les trois monstres du tennis au XXIe siècles.
Ils ont fait le doublé Roland-Garros – Wimbledon la même année :
Au passage, à 21 ans et 70 jours, il est le plus jeune à réussir ce doublé. Bien sûr, les époques ont changé et les prouesses de Borg, à son époque, alors âgé de 22 ans, sont sans doute plus remarquables qu'aujourd'hui, avec un gazon ralenti. Reste que la performance d'Alcaraz est ultra-rare et atteste d'une maturité tennistique ahurissante.
Un tennis multi-surfaces
Parce qu'il a réussi à décrocher son premier Roland-Garros voilà un mois et qu'il a conservé sa couronne londonienne, face à Djokovic qui plus est, dans un tournoi qu'il n'aura pas survolé mais simplement dominé. Son jeu est encore sa meilleure arme et c'est Daniil Medvedev qui résumait bien, vendredi, pourquoi son tennis résistait autant aux surfaces et aux tactiques adverses.
"Là où Carlos est différent des autres joueurs -- nous avons tous nos préférences de jeu en défense, en contre, en agressivité --, c'est qu'il est capable de faire tout ça, synthétisait le Russe. Il peut jouer en slice, et même si le coup n'est pas très bon, il peut suivre au filet et gagner le point à la volée. Dans les longs rallyes, on ne peut pas simplement renvoyer la balle à Carlos parce que si on lui fait une balle facile à jouer, on sait que c'est fini pour nous. C'est probablement l'adversaire le plus difficile à affronter que j'ai eu dans ma carrière".
Ils doivent être nombreux à penser la même chose. A 21 ans, le voilà avec 4 Majeurs sous le bras et le sentiment qu'il n'est qu'au début de sa domination. Rien n'est jamais figé. Mais la vitesse de la météorite Alcaraz souligne toujours plus son caractère unique.
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