Wimbledon : Medvedev méritait-il d'être disqualifié en demi-finale ? "Je n'ai pas franchi la ligne" contre l'arbitre

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Battu par Carlos Alcaraz en demi-finale de Wimbledon (6-7, 6-3, 6-4, 6-4), Daniil Medvedev a livré un beau combat vendredi. Mais la partie aurait pu s'arrêter bien plus tôt pour le Russe qui s'est adressé à l'arbitre en des termes peu amènes sur un point litigieux. Un incident qui aurait pu entraîner sa disqualification, mais pour l'intéressé, le simple avertissement était justifié.

Daniil Medvedev à Wimbledon en 2024

Crédit: Getty Images

Son côté sombre a resurgi. Pas longtemps, mais cela a failli lui coûter très cher. Vendredi, alors qu'il menait 5-3 dans le premier set de sa demi-finale contre Carlos Alcaraz sur le Centre Court de Wimbledon et croyait être arrivé à temps sur une amortie, Daniil Medvedev a vu rouge. Après l'annonce de l'arbitre qui estimait que la balle avait doublé et accordait donc le débreak à l'Espagnol, le Russe n'a pas pu se retenir. Il a lâché quelques mots à l'encontre d'Eva Asderaki et cette dernière a fait appel au superviseur.
Pendant quelques instants, l'hypothèse de la disqualification semblait sur la table, mais finalement Medvedev n'a reçu qu'un "code violation" pour conduite anti-sportive. Il l'a donc échappé belle. Mais pourquoi a-t-il ainsi perdu son sang-froid ? "Je ne sais pas si la balle a doublé ou pas. Je pensais que non. C'était délicat. Le truc, c'est qu'une fois il y a longtemps à Roland-Garros contre Cilic j'ai perdu, et elle n'avait pas vu qu'il n'y avait qu'un rebond. Donc j'avais ça dans ma tête. J'ai pensé : 'encore contre moi.' J'ai dit quelque chose en russe, mais je n'ai pas franchi la ligne. Donc j'ai eu un avertissement pour ça", a-t-il expliqué en conférence de presse.
Les termes exacts proférés par le protégé de Gilles Cervara resteront donc un mystère. Aurait-il utilisé un moyen détourné d'insulter Asderaki ? Après tout, cela lui était déjà arrivé lors de sa demi-finale de l'Open d'Australie 2022 contre Stefanos Tsitsipas. A l'époque excédé par le coaching du père de son adversaire, il s'en était aussi pris à l'arbitre dont il regrettait le manque d'intervention et l'avait traité de "small cat" ("petit chat" en français). Medvedev aurait-il donc récidivé ?
"Je dirais que dans le cas du 'small cat', les mots sont gentils, mais leur signification ne l'était pas. Cette fois, la signification était meilleure", a souri l'intéressé devant les journalistes. En tout cas, le Russe a affirmé n'avoir jamais craint la disqualification. "Pas du tout parce que je n'ai pas dit quelque chose de trop grave. Le truc, c'est que je pense que ce serait bien plus facile si on pouvait avoir un système de 'challenge' vidéo. S'il y a eu un rebond, il le montrerait. Et on n'aurait pas ce genre de situation", a-t-il enfin estimé.
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