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Wimbledon - Halys domine Eubanks, ça passe pour Humbert, Pouille et Rinderknech, Monfils arrêté par la nuit
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Publié 03/07/2024 à 15:55 GMT+2
Quentin Halys, 220e à l'ATP, a battu Christopher Eubanks, 62e à l'ATP, avec beaucoup d'autorité mercredi (6-4, 6-4, 6-2) à Wimbledon. Ugo Humbert a également fait le boulot en trois manches contre Botic Van de Zandschulp (7-6, 6-1, 6-3) alors que Lucas Pouille est sorti vainqueur d'un gros combat contre Laslo Djere (3-6, 7-6, 3-6, 6-3, 6-1). Bien parti, Gaël Monfils a été arrêté par la nuit.
A côté du duo Sinner-Alcaraz, qui pour jouer les trublions à Wimbledon ?
Video credit: Eurosport
Simples messieurs
Halys, un match de patron
Quentin Halys faisait sa rentrée sur gazon à Londres cette année, et a visiblement de très bonnes sensations. Le Français, qui n'avait concédé qu'un set sur ses trois matches de qualification à Wimbledon, a livré une prestation très solide pour son entrée en lice dans le tableau principal ce mercredi. Le joueur de 27 ans a très largement dominé l'Américain Christopher Eubanks, en 1h20 de jeu (6-4, 6-4, 6-2). Le 220e joueur mondial s'est appuyé sur une première balle de fer avec 17 aces, 66% de premières et... 95% de points remportés derrière cette dernière. Le Bondynois n'a ainsi pas eu la moindre balle de break à défendre.
Halys a par ailleurs constamment agressé son adversaire, avec 42 coups gagnants contre 18 pour le 62e joueur à l'ATP, déjà éliminé d'entrée à Majorque la semaine dernière, mais qui avait atteint le troisième tour du côté de Halle. Au prochain tour, le Français ne pourra se contenter de moins face à Karen Khachanov.
Humbert, le mental avant de dérouler
Pas besoin de chercher bien loin pour trouver le tournant de la rencontre qui a opposé Ugo Humbert à Botic Van de Zandschulp (7-6, 6-1, 6-3). Engagés dans un bras de fer durant la première manche, les deux hommes ont dû régler l'affaire au cours d'un tie-break interminable finalement remporté par le Tricolore, 11-9. Et il a fallu au 16e joueur mondial avoir les nerfs solides. Très solides, même, puisqu'il a effacé trois premières balles de set de rang à 3-6, puis une 4e grâce à la bande du filet et une 5e avec une bonne montée pour faire pression. Le Français, lui, n'a eu besoin que de deux tentatives pour conclure, et a encore aidé grossièrement aidé par la bande du filet pour le faire.
La fin d'une bagarre de 1h11 qui a laissé trop de traces sur le moral du Néerlandais. Double-breaké d'entrée de seconde manche, le 97e joueur à l'ATP n'a pas existé. Ce fut un peu mieux dans le troisième et dernier acte, de nouveau commencé par un break concédé, mais pas suffisamment convaincant pour arrêter un Humbert lancé pour de bon. Le Messin a eu trois occasions de conclure sur le service de son adversaire à 5-2, mais l'a finalement fait sur le sien. Après une entrée en matière très laborieuse face à Alexander Shevchenko, le voilà rassuré. Il affrontera l'Américain Brandon Nakashima au 3e tour.
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Ugo Humbert.
Crédit: Getty Images
Pouille, un thriller en deux temps...
Lucas Pouille et Laslo Djere étaient à égalité parfaite, une manche partout, mardi soir, au moment de voir leur rencontre être interrompue. Et ils ont repris sur les mêmes bases mercredi : celles d'un gros combat parti dans tous les sens, dont le Français est finalement sorti vainqueur en cinq manches (3-6, 7-6, 3-6, 6-3, 6-1). Ce ne fut pas toujours du grand tennis : le Nordiste a cumulé 37 fautes directes, le Serbe 47. Mais les deux joueurs ont aussi enchaîné les points gagnants (37 contre 42) dans cette rencontre décousue.
Qu'importe finalement. Pouille, 212e joueur mondial, décroche à Londres sa première victoire en Grand Chelem depuis une éternité, à savoir Roland-Garros 2023. Et sa première victoire dans le tableau principal d'un tournoi ATP depuis celle contre Altmeier à Indian Wells en mars dernier. Une vraie délivrance avant de parler de renaissance. Le joueur de 30 ans a laissé exploser sa joie et on le comprend. Il affrontera Felix Auger-Aliassime ou Thanasi Kokkinakis au prochain tour.
... comme Rinderknech
Autre Français à ne pas avoir fini sa rencontre du premier tour entamée la veille. Et autre victoire. Lui aussi à égalité parfaite (5-7, 6-4, 1-1) avec Kei Nishikori au moment de retrouver le gazon cet après-midi, Arthur Rinderknech a pris le meilleur sur le Japonais au bout du suspense (5-7, 6-4, 6-7, 6-3, 6-2). Un suspense plus long encore que celui de son compatriote (3h34), auquel il a notamment mis fin grâce à son service plus que solide. Le 76e joueur mondial a claqué 29 aces, servi 72% de premières balles, et remporté 76% de ses points derrière cette dernière. Son jeu offensif - 66 coups gagnants, 20 de plus que son adversaire - a fait la différence.
Rinderknech s'avance désormais vers un gros morceau au deuxième tour : l'Américain Taylor Fritz, 12e joueur mondial, qui s'est lui promené pour son entrée en lice contre l'Australien Christopher O'Connell (6-1, 6-2, 6-4).
Müller a cru à l'exploit
L'exploit n'était pas si loin pour Alexandre Müller. Le Français, 102e mondial, a posé bien des problèmes à Daniil Medvedev, tête de série 5 de ce Wimbledon 2024, sous le toit du Centre Court mercredi. Mais le Russe a fini par le ramener à la raison en quatre manches (6-7, 7-6, 6-4, 7-5) et 3h28 de jeu au 2e tour du Majeur londonien. Bien bousculé, le Russe devra faire face à Jan-Lennard Sruff ou Zhizhen Zhang lors de son prochain match, deux joueurs apparus en forme à Halle voici une dizaine de jours.
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Daniil Medvedev s'impose contre Alexandre Muller, Wimbledon 2024
Crédit: Getty Images
Monfils y était presque avant la nuit
Après avoir disposé de son compatriote Adrian Mannarino au 1er tour, Gaël Monfils a retrouvé une autre vieille connaissance mercredi en la personne de Stan Wawrinka. Inspiré sur gazon depuis sa demi-finale à Majorque la semaine dernière, il a confirmé ses belles dispositions du moment sur le court numéro 2 de Wimbledon et n'a été freiné que par… l'obscurité. Alors qu'il menait deux sets à rien 7-6, 6-4 et que les deux hommes étaient à égalité 5 jeux partout dans le troisième acte, l'arbitre a interrompu la partie. Il tentera donc de conclure ce 2e tour jeudi.
Ca coince pour Cazaux
Sa double faute pour terminer sur un break blanc a confirmé qu'Arthur Cazaux semblait à bout physiquement, avec une épaule endolorie. Le Français s'est incliné contre Alexander Bublik en trois sets (6-4, 7-6, 6-4) et un peu plus de 2h de jeu sur le Court 14. Il a certainement payé les pots cassés de son immense bataille du premier tour contre Zizou Bergs, lundi, avec à l'arrivée un succès en cinq manches mais beaucoup d'énergie laissée dans ces 4h39 de jeu. Le joueur de 21 ans a du mal à confirmer les promesses après son bel Open d'Australie en début d'année.
Simples dames
Burel manque une belle occasion
Sur le papier, elle avait tout pour atteindre le 3e tour. Mais face à la Britannique Sonay Kartal, pourtant "modeste" 298e joueuse mondiale issue des qualifications, Clara Burel n'a pas assumé son rang. Mal partie, la Française a bien eu une réaction pour arracher le deuxième set, mais elle n'a pas pu surfer sur sa dynamique et s'est inclinée en trois sets (6-3, 5-7, 6-3) et 2h15 de jeu sur le court numéro 3.
La Française a sombré avec pas moins de… 61 fautes directes dont 8 doubles fautes sur l'ensemble du match. Sonay, qui n'avait pas gagné un match en Grand Chelem avant ce Wimbledon, poursuit, elle, son improbable et belle aventure.
Gracheva coince sur la fin
Elle ne verra pas la seconde semaine à Wimbledon comme à Roland-Garros. Mais Varvara Gracheva aura peut-être des regrets. La Française a mené la vie dure jeudi à l'Ukrainienne Dayana Yastremska, tête de série 28 du Majeur anglais. Cette dernière l'a renversée en trois manches (3-6, 6-4, 7-6) et 2h35 de jeu, l'emportant 10 points à 5 au super tie-break décisif. Un dénouement d'autant plus difficile à encaisser pour Gracheva qu'elle a servi pour une place au 3e tour à 5-4 en sa faveur dans ce troisième set… En vain.
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