Wimbledon 2026 I "Ça m'avait manqué" : Serena Williams n'a pas tout perdu, malgré sa défaite au premier tour face à Maya Joint

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Pour son grand retour sur le circuit principal en simple, au premier tour de Wimbledon, Serena Williams s'est inclinée en trois manches face à l'Australienne Maya Joint. Au-delà du résultat, qui la frustrera sans doute, l'Américaine a exaucé quelques rêves, montré qu'elle n'avait pas tout perdu, et exposé les arguments qui doivent lui permettre de goûter à nouveau au succès.

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On l'imagine mal satisfaite. Sortir au premier tour d'un tournoi du Grand Chelem n'a jamais coïncidé avec la nature d'une Williams. Qui plus est quand elle se prénomme Serena, que c'est son Wimbledon, qu'elle a remporté sept fois en simple, qui s'est refermé devant ses yeux, mardi soir. Par la faute d'une jeune Australienne de 20 ans, Maya Joint, qui a certes côtoyé de hautes sphères du tennis mondial (ex-28e), mais pas la galaxie Williamsienne. Loin de là. Quatre ans après l'avoir quitté, "Queen" Serena a retrouvé son sport. Son circuit. Sur son court. Mais sans la victoire qu'elle devait espérer, secrètement (défaite 6-3, 6-7, 6-3). Sans jamais vraiment le dire.
À l'avant-veille de son grand retour en simple, Serena Williams avait détaillé ses ambitions pour son grand retour à la compétition à 44 ans, 9 mois et 3 jours. "Ce n'est pas que je n'ai jamais pris de plaisir avant, sinon je ne serais pas là aujourd'hui, avait-elle expliqué. Mais j'ai la sensation que je vais vraiment profiter d'y être." Au moment de quitter le court, après avoir lutté, beaucoup tenté, beaucoup raté (aussi), et réussi quelques fulgurances du passé, Serena Williams avait le sourire. La main levée vers son public, en signe d’à bientôt. Pas la mine des mauvais jours. 
J'ai profité du moment plus que tout
Elle attendait, et espérait, selon ses dires, retrouver les frissons de la joueuse qu’elle a été. "J'ai été nerveuse lors de chacun des matches que j'ai joués dans ma vie, disait-elle dimanche. Je pense que ça a démontré ma passion, mon amour et l'importance que je prête à mon travail, que ce soit au premier, au deuxième tour, ou en finale. J'ai toujours été nerveuse, et puis, ça me passait. Je m'attends à ressentir ces mêmes émotions."
Sans doute était-ce pour être sûre de ressentir ce frisson d'antan qu'elle a patienté jusqu'à Wimbledon pour se mettre à nu, et révéler enfin l'état de son jeu en simple. Quatre mois après les premières rumeurs qui prédisaient son retour prochain sur les courts. En marge du tournoi ATP de Monte-Carlo, son ancien coach Patrick Mouratoglou lui prêtait des intentions de victoires. Il la voyait revenir pour titiller les meilleures, pas pour faire de la figuration. Ce qu'elle a toujours cherché à démentir, depuis, dans ses sorties médiatiques. 
Au soir de son retour contrarié, mardi, l'Américaine aux 23 titres en Grand Chelem a simplement communiqué : "C'était vraiment bien d'être de retour à Wimbledon. Je n'aurais jamais espéré être là. L'ambiance était incroyable. La sortie sur le court était incroyable. J'en ai vraiment profité, ça m'avait manqué, et j'ai profité du moment plus que tout." Serena Williams a néanmoins choisi de ne pas se présenter face aux médias au sortir du court central. 

Joint en avait rêvé

À défaut d'avoir gagné, Serena a réalisé quelques rêves. Notamment chez les retardataires qui avaient manqué de la voir jouer, quelques années plus tôt, venus nombreux en tribunes estimer la qualité de jeu que peut développer une (la) revenante, à 44 ans, après avoir été éloignée quatre ans des terrains professionnels. Et chez une jeune Australienne de 20 ans, qui a souvent semblé tendue, elle aussi, au moment de retourner les services parfois violents de son idole de jeunesse.
"J'ai très peu dormi la nuit dernière, réagissait la gagnante Maya Joint dans son interview d'après-match. Je suis restée debout jusqu'à deux heures du matin en pensant" au match à venir. Serena Williams "a une telle aura, c'est une telle légende. Je rêve de ce moment depuis que je suis toute petite", s'est émerveillée l'Australienne, lauréate du tournoi sur gazon d'Eastbourne en 2025, mais en panne de résultats en 2026. Un souvenir partagé. Sacré plaisir, même un peu chiffonné.
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