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Bartoli voit des étoiles

Bartoli voit des étoiles
Par Eurosport

Le 03/08/2009 à 09:30Mis à jour

Marion Bartoli a remporté le tournoi le plus important de sa carrière à Stanford en dominant Venus Williams 6-2, 5-7, 6-4, deux ans après sa défaite en finale de Wimbledon. La Française obtient son 5e titre WTA. Sans complexe, elle a fait jeu égal en fond de court avec une Venus médiocre au service.

WTA STANFORD - FINALE

Marion Bartoli (FRA) bat Venus Williams (EU) 6-2, 5-7, 6-4
Face-à-face : 1/1.

Marion Bartoli peut savourer son diplôme. A Stanford, célèbre pour son université, la Française a remporté le tournoi le plus important et le plus relevé de sa carrière, après un quart de finale arraché à Jelena Jankovic dans une ambiance de western, une demi-finale digne d'un combat de boxe contre Samantha Stosur, et une finale de luxe, contre Venus Williams, celle qui l'avait empêché d'atteindre le nirvana en finale de Wimbledon en 2007. Sans complexe, sans visiblement ressentir de douleurs aux mollets (elle était diminuée les tours précédents), et surtout sans jamais baisser sa garde, la fille de Walter a récité son tennis. Agressive en retour et dans l'échange, sans reculer, appliquée au service, elle a bousculé pendant près de 2h45 de match la grande favorite.

Sous un soleil de plomb, Venus Williams a eu toutes les peines du monde pour avancer dans le court. La faute à un service souvent déficient, et à la pression constante mise par son adversaire. La Française a d'ailleurs toujours mené. Elle a pris le service de Venus à 6 reprises, elle a toujours mené au score avec un break d'avance dans chaque manche. Au premier set, elle l'a breaké trois fois (2-1, 3-2 et 5-2). Au second set, elle a fait al différence d'entrée (1-0 service à suivre) mais elle a craqué au moment de conclure le match (débreak à 5-5 alors qu'elle servait pour le match à 5-4).

Mieux que l'an dernier

C'est au troisième set, alors que tout portait à croire qu'elle allait accuser le coup mentalement et physiquement que Bartoli a pratiqué un tennis formidable. Un tennis qui lui ressemble, entêté et vif, mais qui n'a laissé aucun répit à Venus Williams. L'Américaine a mieux servi. Cela ne l'a pas empêché de perdre son premier engagement. L'Américaine était plus puissante et moins marquée physiquement. Cela ne l'a pas protégée dans les formidables duels qui ont fusé tout le set dans les diagonales. Au terme de ces épuisants échanges "au cordeau", à bout de souffle, Bartoli a appliqué ses schémas tactiques avec une détermination qui force le respect. Régulière tout au long de la partie au service, c'est sur une bonne première, bien travaillée sur le T que Marion a poussé Venus à commettre une ultime faute.

Après Auckland, Tokyo et Québec City en 2006, après Monterrey cette saison, Bartoli inscrit donc ce tournoi de première catégorie à son palmarès. Un titre qui éclaire de très haut sa carrière après deux années délicates à gérer. Il y a à peine plus de deux ans en effet, Marion Bartoli s'inclinait en finale de Wimbledon face à Venus Williams. L'époque des grandes découvertes est finie. A bientôt 25 ans, la Française est mûre pour lancer des défis à toutes les joueuses qui tenteront de s'opposer à elle, qu'elles soient dans le top 3, le top 10 ou pas. Et sa marge de progression est simple à lire : l'an dernier, en finale du tournoi de Stanford, elle avait perdu face à la modeste Aleksandra Wozniak !

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