Paris 2024 - Léo Bergère après sa médaille de bronze en triathlon : "Je concrétise 12 ans de travail"
Publié 31/07/2024 à 14:04 GMT+2
Le triathlon français a vécu un mercredi matin historique. Après Cassandre Beaugrand, sacrée sur la course féminine, Léo Bergère a décroché une deuxième médaille olympique, le bronze, dans l'épreuve masculine. Très heureux, l'intéressé a savouré cet accomplissement, tout en saluant son compatriote Pierre Le Corre, 4e, qui l'a bien aidé dans son entreprise.
"Faire 3 et 4 peu importe l'ordre" : Bergère, un bronze construit à deux avec Le Corre
Video credit: Eurosport
Le carton plein n'est pas passé très loin pour le triathlon tricolore. Quelques heures après le triomphe de Cassandre Beaugrand, Léo Bergère est passé à une dizaine de secondes de doubler la mise. Mais s'il n'est pas champion olympique, le bronze suffit largement à son bonheur dans une épreuve dont il faisait partie des outsiders. Après 1h43'43 d'effort, il a pu laisser exploser sa joie, et même un petit peu avant de franchir la ligne d'arrivée à l'en croire.
"Quand j'ai bouclé le dernier virage, j'ai compris que c'était fait et donc j'ai profité avec le public sur le bord de la route. J'ai laissé exploser cette émotion, a-t-il lâché au micro d'Eurosport. Pour l'instant, je n'ai même pas de mots à mettre sur cette médaille, tellement j'ai des émotions incroyables. C'est sûr que c'était l'objectif dans un coin de ma tête : on a travaillé très dur avec mon entourage, ma copine, mon entraîneur et mes partenaires d'entraînement. Je concrétise peut-être 12 ans de travail et je suis juste vraiment super content."
On préférait faire 3 et 4 peu importe l'ordre, mais qu'il y en ait un sur la boîte
Léo Bergère n'était pourtant pas le Français le mieux placé à l'issue de la natation. Dorian Coninx et Pierre Le Corre étaient sortis de l'eau avant à une dizaine de secondes de la tête, tandis que lui affichait 27" de débours à la 17e place. Mais il a rapidement raccroché les wagons à vélo, rejoignant ses compatriotes dans un groupe de 19 triathlètes puis 32, avant le début de la course à pied. C'est à ce moment-là qu'il a progressivement produit son effort, même si le Britannique Alex Yee et le Néo-Zélandais Hayden Wilde s'étaient déjà échappés.
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Léo Bergère médaillé, arrivée au sprint : le final fou du triathlon masculin
Video credit: Eurosport
Et dans son entreprise, il a d'abord joué la carte collective avec Le Corre. "Quand on a commencé à se détacher pour la 3e et 4e places tous les deux avec Pierre, on a continué le travail à deux en équipe. On ne s'est pas posé de questions. Lui comme moi, et on se l'est dit après la course, on préférait faire 3 et 4 peu importe l'ordre, mais qu'il y en ait un sur la boîte", a-t-il expliqué. Les deux Bleus se sont effectivement relayés efficacement, jusqu'à ce que les circonstances de course les obligent à se départager.
Un travail d'équipe prometteur avant le relais mixte
"Lors de l'avant-dernier tour, ça commençait à rentrer sur nous derrière et on a remis les bouchées doubles. Ensuite, j'ai mis une attaque décisive… À un moment, j'ai même cru pouvoir revenir sur la 2e place, mais devant, c'était plus fort aujourd'hui. C'était vraiment serré finalement. Après deux tours de course à pied, il y avait un énorme écart et en fait on est bien revenus grâce à cette belle entente avec Pierre", a-t-il conclu.
Si le triathlon est avant tout un sport individuel, Bergère et Le Corre ont ainsi prouvé que le travail d'équipe pouvait porter ses fruits. Le premier en a finalement récolté les lauriers. Avant le relais mixte lundi, voilà qui est prometteur. Le triathlon français n'a sans doute pas terminé sa moisson de médailles.
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