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Vendée Globe : Bestaven perd un peu de terrain à l'entrée du Pacifique
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Publié 20/12/2020 à 18:51 GMT+1
VENDEE GLOBE - Yannick Bestaven a perdu un peu de terrain sur ses poursuivants directs Charlie Dalin et Thomas Ruyant dimanche, avant de se lancer dans la longue traversée de l'Océan Pacifique.
French skipper Yannick Bestaven sails his Imoca 60 monohull Maitre Coq
Crédit: Getty Images
Le leader du Vendée Globe Yannick Bestaven (Maître Coq IV) a concédé quelques longueurs à ses principaux poursuivants Charlie Dalin et Thomas Ruyant dimanche, au moment d'entrer dans le Pacifique. Dalin (Apivia), qui a occupé la première place pendant plusieurs semaines, est revenu à 123,7 milles (229 km) de la tête de course, après avoir perdu du terrain dans la nuit de samedi à dimanche. Dans son sillage, Thomas Ruyant (LinkedOut) s'est lui aussi rapproché à 166,7 milles (309 km) de Bestaven.
Bestaven (Maître Coq IV) a bénéficié dimanche matin de conditions météorologiques plus favorables que celles dans lesquelles naviguait Charlie Dalin, et cela n'a pas été sans conséquence sur sa vitesse moyenne : il est sorti des longitudes de la Nouvelle-Zélande à 14 noeuds de moyenne sur 24 heures, contre 11,4 noeuds pour son poursuivant. "Je me retrouve dans un système un peu décalé par rapport à Yannick", déplorait Dalin dimanche matin, agacé par une mer trop calme à son goût, qui lui a pourtant permis de récupérer après des journées compliquées.
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Yannick Bestaven à bord de Maître Coq
Crédit: Getty Images
L'ancien leader de la course a dû stopper son avancée en début de semaine pour fabriquer une cale de fortune afin de réparer son foil, un appendice latéral qui permet de s'élever au-dessus de l'eau pour prendre de la vitesse, endommagé par une avarie. Dalin longe la zone d'exclusion antarctique (ZEA) qui limite sa trajectoire au sud, alors qu'un anticyclone barre la route plus au nord. "Cette bulle se déplaçant vers l'Est, on va rester un peu bloqué dans ce petit couloir qui ne donne pas d'issue", explique-t-il. "Quand la bulle va s'approcher de nous, le couloir va devenir plus étroit, moins venté."
Il a toutefois pu refaire une petite partie de son retard dans la journée de dimanche, tout comme Thomas Ruyant : les deux skippers ont repris un peu de terrain sur le leader dans la journée.
Avantage aux poursuivants
Des conditions qui pourraient avantager le deuxième groupe, qui s'étire de la quatrième place de l'Allemand Boris Herrmann (Seaexplorer-Yacht Club de Monaco) à 405,6 (751 km) jusqu'à la huitième position de sa compatriote Isabelle Joschke (MACSF), à 592,5 milles (1097 km). Louis Burton (Bureau Vallée 2) tente tant bien que mal d'avancer vers l'île Macquarie où il sera à l'abri pour réparer son navire, endommagé depuis le milieu de la semaine. Il est désormais relégué à la dixième place à 759 milles (1405 km) de Bestaven et continuera à perdre du terrain, le temps d'effectuer les réparations nécessaires.
L'un des grands favoris au départ des Sables d'Olonnes début novembre, Jérémie Beyou (Charal), continue de refaire son retard après avoir dû faire demi-tour à cause d'une avarie et être reparti neuf jours après ses concurrents. "Mon objectif à long terme est d'avancer correctement tout en gardant un bateau en bon état jusqu'au Cap Horn. Je veux qu'il soit à 100% de son potentiel pour la remontée de l'Atlantique pour pouvoir profiter à fond de chaque option et ne pas regretter", prévoyait le 21e du classement dimanche matin.
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