Eurosport
Vendée Globe : Les marins encore marqués par le naufrage d'Escoffier
Par
Publié 03/12/2020 à 09:50 GMT+1
VENDEE GLOBE - Les skippers du Vendée Globe ont vécu des heures d'angoisse dans la nuit de lundi à mardi en apprenant le nauffrage de Kevin Escoffier, sauvé par l'arrivée de Jean Le Cam.
Eurosport
Crédit: Eurosport
Deux jours après le sauvetage de Kevin Escoffier, dont le bateau s'est brisé en deux, les concurrents du Vendée Globe sont encore fortement marqués par le terrible accident de leur compère. "On a tous été très, très touchés, on a passé une sale nuit. J'ai pleuré de joie hier matin (mardi) à l'annonce de la bonne nouvelle, toutes mes émotions étaient mélangées", a confié Clarisse Crémer (Banque Populaire X), lors d'une vacation avec le PC course.
"J'étais hyper soulagée, mais en même temps, c'était tellement bizarre de vivre ça en mer. Je n'ose pas imaginer les copains qui sont allés sur zone. Émotionnellement, ça devait être encore plus compliqué pour eux", a ajouté la navigatrice de 30 ans qui pointait à la 15e place au classement mercredi à 22h. En tête de la course depuis dix jours, Charlie Dalin (Apivia) semble maître de l'eau et de ses émotions. Marqué, il a tout de même baissé d'intensité.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2020/08/13/2863699-59019988-2560-1440.png)
Escoffier : "Le bateau s'est plié en deux !"
Video credit: Eurosport
Derrière lui, Louis Burton (Bureau Vallée 2) a chipé la deuxième place à Thomas Ruyant (LinkedOut), une semaine après l'avarie qui a privé ce dernier de son foil bâbord (grand appendice latéral qui permet au voilier de filer très vite au-dessus de l'eau). "Il faut faire attention, préserver son matériel. Le tour du monde est long. On navigue différemment dans les mers du Sud", a relevé Ruyant.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2020/08/13/2863699-59019988-2560-1440.png)
Le Cam raconte le sauvetage d'Escoffier : "J'ai vu un flash"
Video credit: Eurosport
Le Nordiste est désormais dans l'océan Indien - "avec un peu de ciel bleu" mais une mer "toujours désordonnée" - après avoir passé le Cap de Bonne-Espérance mardi, près de 15 heures après Dalin. "J'ai l'impression d'avoir un bateau qui fait plusieurs tonnes de plus sans mon foil. Mais malgré tout, dans les conditions qu'on rencontre actuellement, ça ne change pas tant que ça. Il faut réapprendre à utiliser le bateau sans ce foil", a-t-il relativisé.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité