EURO 2009 - Phase de poules
FRANCE - ESPAGNE 25-21, 25-15, 25-27, 25-17
L'équipe de France s'est qualifiée pour les demi-finales du Championnat d'Europe en battant l'Espagne 3 à 1 (25-21, 25-15, 25-27, 25-17) dans son dernier match de poule jeudi à Izmir. Les Français affronteront la Russie, samedi à 19h30. Un match difficile en prespective face à des Russes qui restent invaincus depuis le début de la compétition (6 matches). Les Bleus n'avaient plus atteint le dernier carré de l'Euro depuis leur médaille d'argent en 2003. La France est montée cinq fois sur le podium continental, trois fois sur la deuxième marche (1948, 1987, 2003) et deux fois sur la troisième (1951, 1985).
Euro 2009
Les Bleus touchent au but
09/09/2009 À 19:30
Les Tricolores avaient fait l'essentiel en battant l'Allemagne lors du premier tour, puis la Grèce mercredi. Contre l'Espagne, championne d'Europe en 2005 à la surprise générale, mais déjà éliminée, ils n'avaient qu'à terminer le travail. Grâce à une envie évidemment supérieure, ils y sont parvenus, non sans se faire peur à cause d'un moment de crispation qui leur a coûté le troisième set. Antonin Rouzier a été le plus efficace offensivement, avec Guillaume Samica et le central Romain Vadeleux, très bon au service.
La France, qui a remporté cinq matches d'affilée après une défaite initiale contre la Pologne, peut encore terminer première du groupe E si les Polonais s'inclinent devant les Grecs dans le dernier match jeudi soir. S'ils finissent premiers, les Français ne pourront pas rencontrer les Russes, leaders du groupe E, en demi-finale. Leur adversaire sera tiré au sort entre la Pologne et la Bulgarie. S'ils finissent deuxièmes, leur rival sera la Russie ou la Pologne.
LES DECLAS :
Oliver Kieffer (capitaine français): "C'est un super objectif. Si on nous l'avait dit il y a deux semaines je ne sais pas si on l'aurait cru. C'est magnifique. Dès le début, on était un peu nerveux et on l'est resté tout le match. Le mélange de nervosité et de fatigue face à des joueurs qui n'avaient rien à perdre a rendu le match un peu compliqué. Maintenant, on va s'éclater en demies. On est tranquille."
Yannick Bazin (passeur français): "Personne ne nous attendait là, donc ça fait encore plus plaisir. Au troisième set, on a eu un peu la peur de gagner, mais on s'est remobilisé au quatrième, on a mieux servi et on a réussi à faire la différence. Il y a une bonne ambiance sur le terrain, ça se ressent dans les moments un peu difficiles. On avance tous sur le même chemin. Maintenant, ce n'est que du bonus."
Guillaume Samica (attaquant français): "On a réussi un résultat qui était peu probable avant le Championnat d'Europe. On l'a fait avec la manière, tous ensemble. En tant que bons Français, on a failli passer à côté ce soir. On a un jeu atypique qui peut payer contre les trois équipes qu'on peut rencontrer (Russie, Pologne ou Bulgarie). On a déjà dépassé la limite de ce qu'on était censé faire, pourquoi s'arrêter ? Ce sont trois bonnes équipes pour nous. C'est très dur, mais pas injouable."
Hubert Henno (libéro français): "On a vu une énorme progression tout au long de la compétition. On a passé les moments difficiles comme il fallait et au bout il y a une demi-finale. C'est super. Au troisième set, on a eu l'envie de gagner trop vite. La France n'aime pas ce genre de match, quand il faut faire le jeu et le rythme. Il y a eu un super Romain Vadeleux. Il a bien servi quand il fallait et il a été présent offensivement, ça a fait du bien. On a besoin de gars comme ça qui peuvent débloquer la situation. On avait plus d'expérience en 2003, mais là on a plus de qualités physiques. Ca ouvre des perspectives intéressantes. On a un fond de jeu différent des trois autres demi-finalistes, basé sur la technique et la défense. S'ils s'agacent assez vite, ça peut jouer pour nous. Il faut arriver conquérants, comme depuis le début."
Philippe Blain (entraîneur français): "Le match de ce soir ne laissera pas un grand souvenir sur l'aspect technique, mais on savoure le fait d'être en demi-finale. Au lieu de terminer vite et avec du plaisir, on a un peu laissé traîner. La clé, c'est que les gens ont envie de réussir des choses ensemble. Chacun est au service de l'autre. On trouve toujours des solutions même quand les choses ne sont pas parfaites. C'est cet état d'esprit qui est le moteur de l'équipe. Notre adversaire en demi-finale sera plus physique et va nous mettre la pression. Il faut qu'on ne se pose aucune question, qu'on y aille et qu'on se fasse plaisir avec nos armes, qui parfois fonctionnent vraiment très bien."
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