Loeb-Duval : le duel

Loeb-Duval : le duel
Par AFP

Le 26/08/2005 à 20:00Mis à jour

François Duval (Citroën) est particulièrement affûté en Allemagne. Le Belge a livré vendredi un mano a mano à son équipier Sébastien Loeb, qui a achevé l'étape 1 en leader. Derrière, le vide est fait. Marcus Grönholm (Peugeot 307) pointe à plus d'une minu

Seul Duval avait pu se hisser au niveau de son implacable compagnon, occupant même l'espace d'une spéciale (ES3), la seule à l'actif du Belge, les commandes de l'épreuve allemande.

Résignés

Grönholm et Solberg préféraient garder le sourire, résignés qu'ils étaient. Sur un terrain sec, le soleil ayant succédé à la pluie de jeudi, ils s'attendaient à recevoir une correction de la part du Français, des Citroën Xsara et de leurs pneus Michelin. Ils ne s'étaient pas trompés. "Il faut être réaliste. Il n'y a aucune chance. On fait ce que l'on peut. Franchement, je pensais être encore plus loin. Mais on risque de déguster encore plus dans la seconde boucle", lâchait le Finlandais de Peugeot. Les spéciales de l'après-midi allaient lui donner raison.

Avant même le départ vendredi matin, Grönholm et Solberg avaient fait de Loeb le grandissime favori. "Ici, s'il fait beau, il est tout simplement intouchable", déclaraient en choeur les deux nordiques.

Sauf catastrophe

A moins d'une catastrophe, la victoire, un doublé des Xsara, se dessinait déjà vendredi soir. Sauf un brutal changement de condition atmosphérique, Loeb ne voyait pas en effet comme les forces pourraient s'inverser soudainement. "Il faudrait vraiment que cela se passe mal pour Citroën pour redonner un peu de suspense au rallye, admettait le Français. Maintenant, tout peut arriver. S'il venait à pleuvoir des cordes, là effectivement. Mais si cela reste sec...". Et les prévisions étaient plutôt bonnes.

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