Loeb était intouchable

Loeb était intouchable
Par AFP

Le 25/01/2004 à 22:00Mis à jour

Pour la deuxième année consécutive, le Français Sébastien Loeb a remporté le Rallye Monte Carlo, dimanche, au volant de sa Citroën Xsara WRC. Les Ford Focus de l'Estonien Märtin et du Belge Duval complètent le podium de la plus prestigieuse manche du Mond

L'image de l'étape 3

Contrairement à ses rivaux, jamais Sébastien Loeb n'a commis la moindre faute. Pas plus sur les routes que dans les problématiques choix de pneus.

Le pilote Citroën s'est mis à l'abri dès samedi en démontrant sa formidable capacité à allier une incroyable vélocité à une parfaite maîtrise des éléments, des conditions changeantes des routes de l'arrière-pays, de la neige, du brouillard.

Partisan de la réduction de trois à deux voitures engagées en Mondial, Guy Fréquelin, patron de Citroën Sport, se trouvait pris à son propre jeu. L'arroseur arrosé. "Trois voitures sur seize rallyes, c'était économiquement injouable. Il faut savoir se couper le doigt avant de se couper le bras", se justifiait Fréquelin.

Samedi dans la montée du col de Bleine, la marque aux chevrons avait perdu Carlos Sainz, parti à la faute. Un tout droit, une roue avant-droite arrachée, l'Espagnol contraint à l'abandon, laissait filer une formidable occasion de placer Citroën sur orbite.

François Duval, remarquable tout au long de l'épreuve monégasque, pouvait raisonnablement envisager la place de dauphin de maître Loeb. Une consigne d'équipe a poussé le Belge à baisser de rythme, laissant son équipier estonien monter sur la deuxième marche.

Loeb victorieux, Citroën ne compte néanmoins qu'un point d'avance sur le "cousin", "l'ennemi de la maison d'en face", Peugeot. Non seulement la nouvelle 307 CC s'est illustrée en permettant à Marcus Gronholm de réussir trois scratches, a démontré son potentiel, un formidable niveau de performance mais, en plus, elle était fiable.

Loeb, un rêve de directeur sportif

Solberg rêvait d'un meilleur départ. Son dauphin au Mondial l'an dernier, Sébastien Loeb, lui, a superbement négocié l'entame monégasque dont il s'est fait une spécialité. "Sébastien était calme et serein avant le départ. Il a entamé l'épreuve de manière prudente vendredi puis il a haussé le ton, enfoncé le clou dans le brouillard et dimanche il a géré. Pour un directeur sportif, c'est le rêve", témoignait Guy Fréquelin.

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