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Loeb : "Le public hostile à Ogier ? Non"

Loeb : "Le public hostile à Ogier ? Non"
Par Eurosport

Le 28/09/2011 à 23:25Mis à jour Le 28/09/2011 à 23:36

L'Alsacien Sébastien Loeb (Citroën WRT) sait qu'il sera idolâtré ce week-end à domicile et pense que sa rivalité électrique avec son coéquipier Sébastien Ogier ne débordera pas. "J'imagine les gens raisonnables", rassure-t-il.

Ça fait quoi de revenir ici, en Alsace, un an après ce mémorable 7e sacre?

Sébastien Loeb : Ça fait plaisir. J'ai des souvenirs magnifiques de l'an dernier, les meilleurs de ma carrière. Gagner le premier Rallye de France ici, avec la dernière spéciale à Haguenau, avec les titres Pilotes et Constructeurs au bout, c'était un super moment.

Le contexte est différent mais l'engouement populaire de l'année dernière ne vous met-il pas de la pression ?

S.L. : On avait été surpris, et on s'y attend un peu plus cette année. On a déjà vu beaucoup de monde en reconnaissances (mardi et mercredi), au départ et à l'arrivée des spéciales. Il y avait une belle ambiance. Ça met un peu plus la pression parce que j'ai envie de réussir ; mais j'ai habitude. Il faut faire abstraction.

En Australie, deux sorties (Loeb et Ogier) ont relancé Hirvonen au championnat...

S.L. : On n'a plus que 15 points d'avance sur Hirvonen, il va falloir attaquer.

Votre coéquipier va devenir votre principal aide de camp ici...

S.L. : Je ne sais pas exactement. Ça a été le cas en Australie mais il va bien falloir que je fasse ma course devant. Chez Ford, on a vu une consigne donnée à Latvala en faveur d'Hirvonen. Tous les points comptent. C'est certain qu'Ogier est aujourd'hui mon plus sérieux adversaire sur asphalte. Savoir qu'il sera peut-être avec moi est une aide.

Après cinq ans d'invincibilité sur goudron, vous avez terminé 2e en Allemagne. L'objectif est sûrement reprendre la main sur goudron.

S.L. : Le goudron m'a toujours réussi. En Allemagne, on a crevé. J'espère qu'on sera plus chanceux ici.

Le titre n'est pas en jeu cette année. Est-ce que ça n'enlève pas un peu de pression ?

S.L. : Non, car les points sont encore plus importants pour le titre.

Ogier risque d'évoluer devant un public hostile...

S.L. : Je ne pense pas. On est en France. J'ai sans doute plus de supporters que lui en Alsace mais j'imagine que les gens sont raisonnables. Il est français aussi, et je suppose qu'il a un public qui sera aussi avec lui.

Vous en êtes où dans vous relations avec Ogier ?

S.L. : Ça a été un peu tendu en Allemagne, ça s'est détendu depuis. On n'est avant tout là pour avancer l'équipe. On travaille ensemble, pour tout ce qui est commun, tout ce qui est réglages.

Le rallye de l'an avait été difficile, avec un terrain boueux. Ça s'annonce plus facile cette année...

S.L. : Ça devrait être moins piégeur car la météo annonce un temps sec mais ce sera plus difficile de faire des écarts. Il faudra peut-être attaquer jusqu'au bout, se battre à la seconde.

Pensez-vous les Ford capable de vous embêter ici ?

S.L. : Elles sont rapides sur l'asphalte. On l'a vu en Allemagne.

Dans quelles spéciales pensez-vous vous faire le plus plaisir ?

S.L. : Celles du deuxième jour sont sympa, belles. Mais je n'en ai pas une favorite.

On vous voit souvent entouré de vos proches, de votre famille sur les rallyes. Vous en avez vraiment besoin pour penser à autre chose ?

S.L. : Oui, mais ce n'est pas toujours possible. Ici, entre la pression des médias, les spectateurs et le reste, si j'arrive à me retrouver seul pour manger le soir avec deux-trois copains ça sera agréable. Malheureusement, on ne peut pas faire plaisir à tout le monde, avec 400 personnes derrière la barrière qui demandent des autographes et dix minutes entre le repas et le moment où on repart, c'est compliqué. Il faut forcément faire abstraction. Il y a forcément des déçus mais je suis avant tout là pour faire la course.

Il y avait tellement de choses en jeu l'an dernier que cette année ne peut être "que" moins bien...

S.L. : On avait eu la surprise de l'engouement populaire, le titre, la victoire... Ça ne pourra pas être mieux, ça c'est clair.

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