Citroën Racing

Loeb : "Ça se termine plutôt mal..."

Loeb : "Ça se termine plutôt mal..."
Par Eurosport

Le 30/09/2011 à 10:21Mis à jour Le 30/09/2011 à 17:35

L'improbable est arrivé vendredi en Alsace avec l'abandon du héros local Sébastien Loeb (Citroën WRT) dans l'ES3, sur ennui moteur. Le leader du championnat est évidemment déçu, surtout qu'il menait les débats. Dani Sordo (Mini WRT) a conclu en tête la première étape devant Petter Solberg (Citroën).

Après le rêve, le cauchemar. Couronné dans sa ville natale, Haguenau, à l'arrivée du Rallye de France 2010, Sébastien Loeb (Citroën WRT) a été contraint à un abandon précoce dans l'édition 2011 du Rallye d'Alsace, 11e des 13 manches du championnat du monde, vendredi matin. Auteur du meilleur chrono dans la première épreuve spéciale, battu par son coéquipier Sébastien Ogier dans la suivante, le n°1 mondial a été obligé de ranger sa DS3 sur la bord de la route au km 27, à 9h39, à cause d'un ennui de moteur dans l'ES3, "Pays d'Ormont 1", longue de 36 kilomètres.

"Un voyant d'alerte de pression d'huile s'est allumé, dans le doute on a appelé à la radio pour demander : 'Qu'est-ce qu'on fait ?' tout en sachant très bien ce qu'il fallait faire. On s'est donc arrêté, voilà", a expliqué Loeb. "On peut avoir le doute que le moteur ne soit pas complètement cassé, mais vu qu'on ne peut pas changer le moteur pour rouler en superallye, et que je ne crois pas que celui-ci roule à nouveau... A mon avis non."

"C'est sûr que s'il y avait un endroit où je ne voulais pas que le moteur casse, c'est bien là", a poursuivi le héros local. "En plus, ça se présentait plutôt bien : il faisait beau, les routes étaient plutôt sèches, on était en tête. Tout s'annonçait plutôt bien, et tout se termine plutôt mal. Sur le moment, on a du mal à y croire car on n'est pas habitué à ça, la voiture a toujours bien marché, on n'a jamais eu de problème mécanique cette année. On espère que c'est le capteur qui a un problème mais c'est pas vrai."

L'équipe au Double chevron a inspecté le moteur de la DS3 n°1 en début d'après-midi, et a conclu à l'impossibilité pour Sébastien Loeb (Citroën WRT) de repartir en superallye, samedi et donc à l'opportunité de courir la "power stage" (ES23), dimanche, qui récompensera les trois meilleurs sprinters de respectivement trois, deux et un points.

Hirvonen pas au mieux

Arrivé sur ses terres en leader du Mondial avec 15 points d'avance sur le Finlandais Mikko Hirvonen et 29 sur Sébastien Ogier, Sébastien Loeb pourrait ainsi perdre les commandes du championnat dimanche soir, à deux rallyes du dénouement de la saison, en Espagne puis en Grande Bretagne. "Peut-être serais-je en tête à l'issue de ce rallye, mais ça dépendra de la performance de Mikko. Mais ça va être très serré."'

D'autres pilotes ont connu quelques déboires dans cette ES3 qui restera célèbre. Ainsi, Jari-Matti Latvala (Ford WRT) a été contraint de s'arrêter après avoir tapé. Il a cédé 1 min 22.4 sec. Son coéquipier Mikko Hirvonen a également perdu du temps, 49.4 sec exactement, ce qui l'a fait reculer au 6e rang. Le n°2 mondial est sorti après quelques kilomètres dans la boue. "Il y en avait tellement que toute la voiture vibrait, je ne voyais rien. L'auto sautait, elle était difficile à conduire. Un truc vraiment stupide. Je me retrouve loin (6e), il faut que je me reprenne pour marquer des points”, a-t-il dit Quant à Kimi Räikkönen, il a fait bien plus fort en fichant sa Citroën DS3 dans le décor... sur le parcours de liaison menant au départ. Suspension avant cassée, il a renoncé.

Après l'abandon de Sébastien Loeb, ses adversaires se sont donc battus pour le leadership une bonne partie de la journée. Sébastien Ogier, le premier, a repris le flambeau avant de connaître un problème moteur dans l'ES7. "Il doit y avoir quelque chose qui ne va pas dans la voiture, a-t-il reconnu au point stop. J'avais vraiment une mauvaise sensation avec le moteur. J'ai perdu du temps alors que j'ai bien piloté." Petter Solberg (Citroën Solberg) en a profité pour reprendre la tête avant de la laisser à Dani Sordo (Mini WRT) dans la dernière ES. A l'issue de l'étape 1, l'Espagnol devance Petter Solberg (Citroën Solberg) de 1.0 sec et Sébastien Ogier de 2.8 sec.

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